20 leçons professionnelles que les baby-boomers ont apprises et que les jeunes actifs n’ont peut-être pas reçues
Autrefois, les environnements de travail enseignaient souvent aux individus des leçons subtiles et quotidiennes. Les employés acquéraient des habitudes en s’asseyant près de collègues plus expérimentés, en écoutant la manière dont ceux-ci géraient les appels téléphoniques, en observant leur tenue vestimentaire lors des réunions ou en remarquant comment ils quittaient le bureau sans mettre les autres mal à l’aise. Les baby-boomers ont débuté leur carrière dans des environnements de travail où les interactions en face à face étaient la norme, où les hiérarchies étaient clairement définies et où les habitudes professionnelles s’acquéraient par la répétition. Si les jeunes actifs excellent dans des domaines tels que l’utilisation des technologies, l’adaptabilité et la flexibilité, certaines leçons traditionnelles apprises par les baby-boomers ne sont peut-être plus enseignées de manière aussi explicite aujourd’hui. Voici 20 leçons que les baby-boomers ont souvent apprises au travail et que les jeunes employés ont peut-être dû découvrir par eux-mêmes.
1. Répondre au téléphone professionnel
Les baby-boomers avaient compris que répondre au téléphone au travail faisait partie de leurs fonctions, et non quelque chose à éviter. Ils se présentaient, se montraient réactifs, écoutaient attentivement, prenaient des messages pertinents et s’assuraient que l’appelant soit mis en relation avec la bonne personne. Cette petite routine incarnait le professionnalisme avant même que la conversation proprement dite ne commence.
2. Rédiger une note de service claire
Avant que les réponses rapides et les fils de discussion ne deviennent la norme, les notes de service devaient exposer clairement leur propos. Elles devaient fournir suffisamment de contexte et indiquer explicitement les étapes suivantes afin d’éviter toute confusion chez les destinataires. Cette pratique a permis aux employés de comprendre l’importance d’organiser leurs idées avant de partager des informations au bureau.
3. Conserver des traces écrites
Les travailleurs plus âgés avaient compris que les décisions importantes devaient être consignées par écrit. Une note datée, un formulaire signé, une note de service conservée ou une copie soigneusement classée pouvaient dissiper toute confusion ultérieure. Si le stockage numérique est pratique, il n’encourage pas toujours à prendre l’habitude de consigner minutieusement les décisions, les échéances et les responsabilités.
4. Savoir déceler l'ambiance d'une pièce
Dans les bureaux traditionnels, les employés apprenaient à déceler les humeurs en observant les expressions faciales, les pauses et les changements de ton. Ils pouvaient souvent sentir quand un responsable était contrarié, qu’un client perdait patience ou qu’un collègue avait besoin d’aide. En revanche, les réunions à distance et les fils de discussion peuvent rendre ces indices subtils plus difficiles à détecter.
5. Respecter la hiérarchie
De nombreux baby-boomers ont travaillé dans des environnements où la hiérarchie était très marquée. Ils savaient généralement qui approuvait les dépenses, qui devait être tenu informé et qui détenait le pouvoir de décision final. Même si les environnements de travail actuels peuvent être plus horizontaux et plus décontractés, comprendre comment les décisions sont prises peut aider à éviter des problèmes à l’avenir.
6. S'habiller en fonction de la situation
On a souvent appris aux baby-boomers que leur tenue vestimentaire véhiculait des messages. Cela ne signifiait pas que chaque tenue devait être à la mode ou confortable, mais les employés savaient généralement reconnaître quand une réunion exigeait un effort supplémentaire en matière d’habillement. Les jeunes actifs bénéficient peut-être d’une plus grande liberté dans leurs choix vestimentaires, mais ils n’ont peut-être pas appris à s’habiller de manière appropriée pour les entretiens d’embauche, les conférences, les déjeuners d’affaires ou les environnements de travail plus conservateurs.
7. Gérer les conflits en face à face
Autrefois, la plupart des conflits au travail se déroulaient en face à face, ce qui exigeait de savoir interpréter le ton de la voix, décrypter les expressions faciales et réagir en temps réel. Même si cela ne donnait pas toujours lieu à des conversations agréables, cela constituait un entraînement précieux. La communication numérique, bien qu’utile, peut transformer un moment gênant en une après-midi d’échanges tendus par messages.
8. Prise de notes lors des réunions
Les baby-boomers emportaient souvent un carnet de notes lors des réunions. L’objectif n’était pas de noter chaque mot, mais de comprendre ce qui avait changé, qui était chargé de la prochaine étape et ce qui devait être fait avant la réunion suivante.
9. Être ponctuel
La ponctualité était souvent considérée comme un signe fondamental de fiabilité. Lorsqu’une personne était en retard, cela pouvait obliger un autre collègue à la remplacer à son poste, à attendre le début d’une réunion ou à s’occuper seul d’un client. Si les modalités de travail flexibles présentent des avantages, cette leçon de longue date reste d’actualité : votre emploi du temps a souvent des répercussions sur la journée d’autrui.
10. Instaurer la confiance grâce à de petites habitudes
Autrefois, la confiance au travail se construisait progressivement grâce à un comportement constant. Les employés rappelaient leurs interlocuteurs, respectaient les délais, menaient leurs tâches à bien et s’acquittaient de petites responsabilités sans avoir besoin d’être félicités à chaque fois. Dans l’environnement de travail trépidant d’aujourd’hui, les jeunes actifs ne se rendent pas toujours compte à quel point ces habitudes discrètes contribuent à forger une solide réputation professionnelle.
11. Apprendre en observant les autres
Avant l’apparition des modules de formation en ligne, une grande partie de l’apprentissage en milieu professionnel se faisait « côte à côte ». Les nouveaux employés observaient leurs collègues expérimentés répondre au téléphone, gérer des clients difficiles, corriger des erreurs et utiliser du matériel de bureau complexe. Ce type de formation permettait d’acquérir des compétences telles que le sens du jugement, le ton à adopter, les astuces et les connaissances informelles du milieu professionnel, qui ne pouvaient pas être résumées de manière concise dans une liste de contrôle.
12. Maîtriser l'art de la conversation informelle en milieu professionnel
Les travailleurs plus âgés ont souvent perfectionné leurs compétences en matière de conversation informelle dans les ascenseurs, les cantines, les salons professionnels, les fêtes d’entreprise et les couloirs des centres de conférence. Ils ont appris à se présenter, à entretenir la conversation et à mettre fin à un échange avec élégance, sans créer de situation gênante. Si les jeunes actifs excellent peut-être dans le réseautage numérique, la conversation informelle en face à face reste une compétence à part entière et précieuse.
13. Se renseigner sur le salaire et les avantages sociaux
Les baby-boomers ont généralement pris connaissance des règles en vigueur sur leur lieu de travail grâce à des manuels imprimés, aux responsables de la paie, aux services des ressources humaines et, parfois, aux représentants syndicaux. Ils devaient se renseigner sur les congés, les heures supplémentaires, les plans de retraite, les arrêts maladie et les détails des règles en vigueur. Bien que les portails en ligne offrent un certain confort, ils ne permettent pas nécessairement aux individus d’acquérir les compétences nécessaires pour défendre efficacement leurs intérêts.
14. Comprendre les mesures de protection sur le lieu de travail
Les salariés plus âgés avaient davantage tendance à aborder des sujets tels que les contrats, l’ancienneté, les procédures de réclamation et les règles officielles en vigueur sur le lieu de travail. Ces notions étaient souvent plus présentes dans de nombreux secteurs qu’elles ne le sont aujourd’hui. Si les jeunes travailleurs peuvent se soucier profondément de l’équité, beaucoup d’entre eux ne comprennent pas bien le fonctionnement des politiques officielles et des voies de recours.
15. Séparer vie professionnelle et vie privée
Les baby-boomers ont bâti leur carrière à une époque où les réflexions et les frustrations personnelles étaient moins susceptibles d’être rendues publiques. Une journée décevante au travail restait généralement confidentielle, à moins que quelqu’un ne fasse un effort délibéré pour la partager. Les jeunes employés évoluent dans un environnement plus exposé au regard du public, ce qui rend la notion de respect des limites plus pertinente que jamais.
16. Relire sans recourir à un logiciel
À l’époque où corriger une erreur impliquait de retaper une page entière, on apprenait à faire preuve de minutie. Les baby-boomers étaient souvent formés à vérifier les noms, les dates, les chiffres, l’orthographe et le ton avant qu’un document ne quitte leur bureau. Les outils actuels peuvent être d’une aide précieuse, mais ils ne parviennent toujours pas à détecter toutes les erreurs, telles que les noms erronés, les tournures maladroites ou les détails mal placés.
17. Établir des priorités
Autrefois, dans les bureaux, on utilisait des calendriers papier, des bacs de rangement, des listes manuscrites et toutes sortes de méthodes permettant d’organiser sa journée : le véritable savoir-faire consistait à savoir ce qui nécessitait une attention immédiate, ce qui concernait les collègues et ce qui pouvait attendre. Si les applications de productivité peuvent s’avérer utiles, elles peuvent aussi donner l’impression trompeuse que la procrastination est facile à gérer.
18. Résoudre d'abord les petits problèmes
On attendait souvent des baby-boomers qu’ils essaient d’abord des solutions simples avant de faire remonter un problème. Cela consistait à consulter des dossiers, à réapprovisionner les réserves de papier, à contacter les fournisseurs, à lire les manuels ou à demander de l’aide à des collègues compétents. Cette approche n’impliquait pas de se débrouiller seul ; elle encourageait plutôt à faire preuve d’ingéniosité avant de solliciter de l’aide.
19. Gérer les jeux de pouvoir au bureau
Les employés plus âgés ont appris que chaque lieu de travail comporte une hiérarchie officielle et un réseau informel. Certains exercent un pouvoir grâce à leur titre, tandis que d’autres acquièrent de l’influence grâce à leur connaissance de l’histoire, des processus ou de leurs relations. Prendre conscience de cette dynamique n’a rien à voir avec de la manipulation ; il s’agit simplement de comprendre comment le travail est réellement accompli.
20. Quitter son emploi avec élégance
On a enseigné aux baby-boomers l’importance de préserver leur réputation professionnelle. On insistait notamment sur la nécessité de donner un préavis, de consigner son travail, d’exprimer sa gratitude envers les collègues qui leur avaient apporté leur aide et de veiller à ce que la passation de fonctions se déroule sans heurts. Même si les jeunes actifs changent parfois d’emploi plus fréquemment, souvent pour des raisons valables, un départ en bonne entente peut tout de même ouvrir la voie à de nouvelles opportunités.