Pour le meilleur ou pour le pire, on reproche souvent à la Génération Z d’avoir profondément bouleversé le monde du travail. Pour certains, cela peut ressembler à un changement de priorités ou à un manque d’intérêt pour sa carrière. Pour les jeunes générations, cependant, cette évolution vise davantage à trouver un équilibre entre vie professionnelle et vie privée et à adapter leur travail à leurs besoins, et non l’inverse. Les jeunes n’ont pas inventé le burn-out ni les discussions difficiles avec les employeurs, mais ils ont contribué à rendre ces problèmes courants sur le lieu de travail plus faciles à gérer. Avec les horaires hybrides, les discussions de groupe, la sensibilisation à la santé mentale et les technologies en constante évolution désormais intégrées au quotidien, bon nombre d’anciennes habitudes de bureau semblent plus maladroites que les nouvelles. Voici 20 habitudes de travail que la Génération Z a contribué à rendre moins inconfortables pour tout le monde.
1. Se demander si une rencontre pourrait être un signe
Cette blague circule depuis des années, mais elle fonctionne toujours, car tout le monde en comprend parfaitement le sens. La génération Z a contribué à rendre plus acceptable le fait de se demander si une réunion en présentiel est vraiment nécessaire, alors qu’un petit message, un document partagé ou un commentaire sur le projet pourrait faire gagner une demi-heure à tout le monde.
2. Définir ses préférences de communication dès le début
Le travail se déroule plus facilement lorsque les gens savent comment se joindre les uns aux autres. Dire que l’e-mail est plus adapté aux messages longs, ou qu’un message instantané est préférable pour les urgences, semble désormais moins brusque et plus utile, surtout au sein d’équipes qui utilisent un trop grand nombre d’applications.
3. Réserver du temps pour se concentrer sur son travail
Autrefois, réserver du temps dans son agenda donnait l’impression qu’on cherchait à se dérober au travail. Aujourd’hui, réserver du temps pour écrire, planifier, réviser ou réfléchir est une façon tout à fait normale de préserver son attention, plutôt que d’espérer qu’une heure de calme se présente d’elle-même.
4. Parler du burn-out avant que la situation ne s'aggrave
La génération Z a contribué à faire du « burnout » un phénomène que l’on peut identifier avant qu’il ne devienne un problème plus grave. Il faut encore un certain courage pour dire qu’une charge de travail n’est pas tenable, mais c’est mieux que de faire comme si de rien n’était alors que le stress s’accumule.
5. Poser des questions sur le salaire
Autrefois, parler de salaire semblait être un sujet étrangement tabou, même si tout le monde savait que c’était important. Les jeunes actifs ont contribué à normaliser le fait de s’informer sur les fourchettes salariales, les avantages sociaux, les augmentations et les perspectives d’évolution avant que quiconque ne passe son temps à tourner autour du pot.
6. Demander plus souvent des retours
Attendre toute l’année pour un seul entretien d’évaluation peut donner l’impression que le retour d’information pèse plus lourd qu’il ne le devrait. La génération Z a contribué à banaliser les petits bilans, les ajustements rapides et les questions simples visant à vérifier si un projet va dans la bonne direction.
7. Dire « Je ne sais pas » sans paniquer
Faire semblant de tout savoir au travail, c’est épuisant, et de toute façon, les gens ne sont généralement pas dupes. Les jeunes actifs ont rendu moins gênant le fait d’admettre qu’ils n’ont jamais fait quelque chose auparavant, de poser une question claire et d’apprendre sans transformer la situation en crise.
8. Se demander par quoi commencer
Quand toutes les tâches semblent urgentes, le vrai problème réside souvent dans un manque de clarté des priorités. La génération Z a contribué à normaliser le fait de demander à ses supérieurs ce qui est le plus important.
9. Considérer la flexibilité comme faisant partie intégrante du travail
Autrefois, la flexibilité au travail était perçue comme une faveur spéciale que l’on gagnait après avoir fait ses preuves pendant des années. Aujourd’hui, de plus en plus de personnes parlent ouvertement de l’endroit, du moment et de la manière dont elles travaillent le mieux, qu’il s’agisse de journées de télétravail, de moments de calme ou d’horaires flexibles permettant de mieux concilier vie professionnelle et vie privée.
10. Remettre en question les anciennes méthodes
« C’est comme ça qu’on a toujours fait » ne met plus fin à la discussion aussi facilement qu’avant. La volonté de la Génération Z de remettre les choses en question peut mettre au jour des rapports obsolètes, des procédures nécessitant de multiples validations et des routines de bureau qui perdurent principalement parce que personne ne les remet en cause.
11. Précisions sur les noms et les pronoms
Demander comment prononcer le nom d’une personne, quel nom elle utilise ou quels pronoms elle préfère fait désormais partie intégrante de l’intégration. C’est simple, utile et facile à faire lors d’une présentation.
12. Faire preuve de transparence concernant les outils d'IA
Beaucoup de gens utilisent l’IA au travail, mais certains la considèrent encore comme un raccourci secret. Les jeunes actifs ont contribué à banaliser le recours à l’IA pour le brainstorming, l’ébauche, la synthèse et l’organisation des idées, tout en veillant à ce que le jugement humain reste maître.
13. Attendre des possibilités d'apprentissage régulières
La génération Z a tendance à s’intéresser très tôt à son évolution professionnelle, à la formation, au mentorat et à l’acquisition de nouvelles compétences. Cela peut être d’une grande aide pour l’ensemble de l’équipe, car cela permet d’offrir des expériences d’apprentissage utiles à tous. C’est également plus efficace lorsque ces activités s’inscrivent dans le cadre de la journée de travail, plutôt que d’être laissées à la charge des employés pendant leur temps libre.
14. Faire des clins d'œil informels
Il n’est pas nécessaire que les marques de reconnaissance soient grandiloquentes pour être appréciées. Si vous n’aimez pas être félicité devant tout le monde, il est tout de même agréable de recevoir un petit mot de la part de vos supérieurs ou de vos collègues vous remerciant pour votre travail acharné.
15. S'informer sur les valeurs de l'entreprise
Les jeunes actifs sont souvent plus enclins à se demander si une entreprise est réellement à la hauteur des valeurs qu’elle prône. Cela peut être gênant, surtout lorsque les slogans sonnent mieux que les politiques mises en place, mais cela contribue à maintenir l’inclusion, le bien-être, l’éthique et la durabilité au cœur des discussions au sein de l’entreprise.
16. Envoi de résumés après les conversations
Un petit message de suivi peut éviter à tout le monde la confusion classique qui règne au travail quant à savoir qui a accepté de faire quoi. Le fait que la génération Z soit à l’aise avec la conservation des fils de discussion, des documents partagés et des SMS a rendu cette partie fastidieuse de la gestion d’équipe bien plus facile à gérer.
17. Dire non
Un environnement de travail sain ne doit pas nécessairement être rigide. Indiquer qu’une tâche peut être terminée d’ici vendredi ou qu’une autre priorité peut l’être d’ici mercredi offre des options aux collaborateurs, met en évidence les compromis à faire et empêche les charges de travail insurmontables de s’accumuler sans fin.
18. Rendre les banalités facultatives
Certains adorent les discussions de bureau, tandis que d’autres souhaitent simplement se resservir un café en toute tranquillité. La génération Z a contribué à rendre moins gênant le fait de limiter les banalités, de créer des liens de manière plus discrète et de ne plus considérer le bavardage incessant comme la seule façon d’être amical au travail.
19. Se demander à quoi ressemble la réussite
Des instructions vagues peuvent être source de malentendus par la suite. Demander des exemples, des objectifs, des délais et une description précise du résultat final permet à tout le monde d’éviter de devoir deviner les intentions de l’autre, les révisions sans fin et ce sentiment désagréable qui s’installe lorsque deux personnes se rendent compte qu’elles envisagent le projet de manière complètement différente.
20. Considérer les limites comme une question professionnelle
Se déconnecter, prendre des congés, désactiver les notifications et se demander ce qui est vraiment urgent ne devrait pas être perçu comme un acte de rébellion. La Génération Z a contribué à rendre ces limites claires, cohérentes et efficaces. Prendre le temps dont on a besoin n’est plus considéré comme un manque d’engagement.