20 choses que l’on qualifie de « normes », mais qui ne sont en réalité que des questions de contrôle
Les critères sont censés préserver la paix, les valeurs et l’estime de soi. Ils aident les gens à choisir des relations saines plutôt que celles qui sont marquées par le chaos, le ressentiment ou le besoin constant de s’expliquer. Mais parfois, le terme « critères » sert simplement à enrober le fait de vouloir que tout se passe à sa façon. La frontière peut devenir floue, surtout lorsque le besoin de contrôle se fait passer pour de l’estime de soi. Voici vingt choses que l’on qualifie de « critères », mais qui ne sont en réalité que des questions de contrôle.
1. Besoin d'être constamment informé par SMS
Il est normal de vouloir communiquer. Mais attendre de quelqu’un qu’il rende compte de chacun de ses faits et gestes, de chaque retard, de chaque course et de chaque changement de programme, ce n’est pas une norme ; c’est de la surveillance agrémentée d’émojis en forme de cœur. Une relation ne devrait pas donner l’impression de pointer à l’arrivée au travail.
2. Décider de ce qu'ils peuvent porter
Avoir des préférences, c’est humain. Mais transformer ces préférences en règles concernant les tenues, les vêtements de sport, les maillots de bain ou les couleurs « convenables », c’est du contrôle déguisé sous une belle veste. Les adultes n’ont pas besoin qu’on leur impose un code vestimentaire par la personne avec qui ils sortent.
3. Surveiller leurs relations amicales
Il est légitime de se rendre compte quand une amitié semble porter atteinte à la relation. Mais c’est autre chose que de passer chaque ami au crible, de regarder de travers chaque discussion de groupe ou de décider qui a le « droit » de rester proche. La confiance ne peut pas s’épanouir si l’un ne cesse de faire le tri dans la vie de l’autre.
4. Considérer la jalousie comme une limite
La jalousie, ça arrive. Mais ce n’est pas parce qu’elle est intense qu’elle constitue automatiquement une limite. Une limite, c’est ce que vous faites pour vous protéger ; le contrôle, c’est faire en sorte que l’autre se mette en retrait pour que vous ne vous sentiez jamais mal à l’aise.
5. S'attendre à pouvoir utiliser son téléphone
La transparence est importante, mais exiger les mots de passe et procéder à des contrôles inopinés transforme l’intimité en une perquisition policière. Si la confiance ne peut exister que lorsque l’on peut parcourir les messages privés de quelqu’un, c’est que la relation présente déjà une faille dans ses fondements.
6. Obligation d'obtenir une autorisation pour les plans
Prendre des nouvelles, c’est une marque d’attention. Demander la permission de voir des amis, de rendre visite à sa famille, d’aller dîner ou de passer un après-midi seul, c’est tout autre chose. L’amour ne devrait pas nécessiter une autorisation.
7. Considérer le temps passé seul comme un rejet
Certaines personnes ont besoin de calme pour se sentir à nouveau elles-mêmes. Qualifier cela de froideur, de méfiance ou d’égoïsme donne l’impression que le simple fait de s’accorder un peu d’espace équivaut à une trahison. Une attitude saine peut favoriser les liens, mais elle ne peut pas faire abstraction du besoin de chacun de respirer.
8. Surveiller leurs réseaux sociaux
Tout le monde ne se comporte pas de manière inoffensive en ligne, et il est tout à fait normal de discuter de ce qui relève du respect. Mais surveiller les abonnements, les « j’aime », les légendes, les commentaires et les photos de profil peut devenir un travail à plein temps dont personne n’a demandé à s’occuper. À un certain moment, le problème n’est plus Instagram ; c’est un sentiment d’insécurité qui cherche un exutoire.
9. Décider comment ils dépensent leur argent
Gérer un budget commun implique de discuter ensemble. Mais si l’argent leur appartient, que les factures sont réglées et que chaque café ou coupe de cheveux reste un calvaire, ce n’est pas de la responsabilité. C’est du contrôle à l’aide d’un tableur.
10. Exiger qu'ils coupent tout contact avec leurs ex
Certaines ex-partenaires sont source de complications et devraient rester dans le passé. D’autres sont de vieux amis, des parents qui partagent la garde des enfants, ou simplement des personnes avec lesquelles tout se passe sans drame. Prétendre que toutes les anciennes relations doivent disparaître relève souvent moins du respect que d’une volonté d’effacer l’histoire.
11. S'attendre à ce qu'ils lisent dans vos pensées
Il est compréhensible de vouloir que quelqu’un prenne conscience de vos besoins. En revanche, il n’est pas acceptable de le punir parce qu’il n’a pas deviné exactement quel était ce besoin, votre humeur, la raison de votre réaction ou la solution à apporter. Les attentes sont mieux comprises lorsqu’elles sont exprimées avec des mots.
12. Transformer les préférences en tests
Un restaurant préféré, un projet de vacances, un type de cadeau ou une habitude de communication peut se transformer en piège lorsque l’autre personne ignore qu’on l’évalue. « S’il tenait vraiment à moi, il le saurait » : cela semble romantique jusqu’à ce qu’il devienne impossible de « réussir » l’épreuve. Un véritable attachement a besoin d’espace pour s’épanouir.
13. Remettre en place leur comportement en public
Il y a une différence entre encourager l’épanouissement et rabaisser quelqu’un devant les autres. Lui dire de rire plus doucement, de parler moins, d’arrêter de raconter cette histoire ou de « se comporter normalement », ce n’est pas faire preuve d’exigence. C’est essayer de contrôler l’image que les autres ont de lui.
14. Maîtriser leurs choix en matière de santé
L’encouragement peut être une marque d’affection. La pression, c’est autre chose. Si chaque repas, chaque séance d’entraînement, chaque changement physique ou chaque rendez-vous chez le médecin devient un sujet de surveillance, la relation commence à ressembler moins à de l’attention qu’à une forme de contrôle.
15. Faire de vos déclencheurs leur guide
Les déclencheurs méritent de la compassion. Ils ne donnent pas automatiquement à une personne le droit de dicter toute la vie d’une autre. La guérison nécessite du soutien, et non un contrôle total sur le comportement, les amitiés, les vêtements, le ton et l’emploi du temps d’autrui.
16. Le besoin de toujours avoir le dernier mot
Il est sain d’avoir des règles pour gérer les conflits de manière respectueuse. Mais exiger à chaque fois le dernier mot, des excuses, un aveu précis et une formulation parfaite, ce n’est pas une façon de réparer les choses. C’est de la domination déguisée en conclusion.
17. Tenir le compte de chaque erreur
Les schémas ont leur importance, et il ne faut pas fermer les yeux sur les blessures répétées. Mais garder comme preuves chaque SMS envoyé en retard, chaque phrase maladroite, chaque tâche oubliée et chaque moment gênant donne à la relation l’impression d’être un dossier judiciaire. Le pardon ne peut pas s’épanouir sous le poids d’une accusation permanente.
18. Leur demander d'aimer ce que vous aimez
Partager des centres d’intérêt, c’est sympa. Mais l’enthousiasme forcé, ça ne l’est pas. Si quelqu’un doit aimer ta musique, tes amis, tes habitudes, tes sorties et ta façon de passer tous tes week-ends, ce n’est pas de la compatibilité ; c’est du casting.
19. Considérer le malaise comme la preuve qu'ils ont commis une erreur
Se sentir mal à l’aise ne signifie pas forcément que quelqu’un vous a fait du mal. Parfois, cela signifie simplement qu’une vieille blessure a été ravivée, qu’une peur s’est réveillée ou qu’une conversation s’impose. Considérer chaque sentiment de malaise comme un signal d’alarme peut transformer l’anxiété d’une personne en une prison pour une autre.
20. Subordonner les relations sexuelles au respect de certaines règles
Les règles devraient aider les gens à faire les bons choix, et non donner l’impression que l’affection est une récompense pour l’obéissance. Lorsque la chaleur disparaît chaque fois que quelqu’un n’est pas d’accord, dit non ou agit de manière indépendante, le message est clair : sois facile à contrôler, ou tu seras puni.