20 comportements en matière de rencontres qui ne sont en réalité que le reflet de la peur d’être seul
Beaucoup de mauvais comportements en matière de rencontres se font passer pour de l’optimisme, de l’alchimie ou simplement le fait de donner une chance à quelque chose. Mais parfois, ce qui se cache réellement derrière tout ça est bien moins flatteur. Ce n’est pas de l’amour ; c’est de l’anxiété déguisée en alchimie. On le repère généralement aux choix précipités, aux doutes refoulés et à ce sentiment pesant selon lequel être avec la mauvaise personne semble quand même préférable à la solitude. Voici 20 comportements en matière de rencontres qui relèvent souvent moins de l’amour que de la peur d’être seul.
1. Dire oui à toute personne qui en vaut la peine
C’est là que la simple politesse commence à être confondue avec la compatibilité. Quelqu’un est gentil, disponible et ne nous met pas mal à l’aise, alors on se met à imaginer un avenir ensemble avant même que les amuse-bouches ne soient servis. Ce n’est pas toujours de la franchise. Parfois, ce n’est qu’une peur qui se cache derrière un visage amical.
2. Rester bien trop longtemps dans une situation sans relief
Une relation n’a pas besoin d’être dramatique pour être malsaine. Beaucoup de gens restent dans des situations qui leur semblent mornes, déconnectées et qui les épuisent en silence, car y mettre fin signifierait rentrer chez eux dans un appartement vide et se retrouver face à trop de pensées. L’engourdissement peut sembler plus rassurant que la solitude, du moins pendant un certain temps.
3. Parler d’étincelle alors qu’il s’agit en réalité d’un soulagement
Parfois, ces papillons dans le ventre ne sont pas vraiment des papillons. Parfois, ce n’est que le soulagement de savoir que quelqu’un nous apprécie en retour. Lorsque l’attention arrive juste au moment où la solitude se fait de plus en plus pressante, on confond facilement ce sentiment de soulagement avec une véritable alchimie.
4. Ignorer les critères rédhibitoires
Tout le monde fait quelques concessions. Ça fait partie de la vie de couple entre adultes, quand on a affaire à de vraies personnes et non à des personnages imaginaires. Mais il y a une grande différence entre accepter les imperfections normales et fermer les yeux sur ce qui, on le sait, nous rendra malheureux dans six mois, simplement parce qu’au moins, il y a quelqu’un à nos côtés.
5. Paniquer quand un SMS met du temps à arriver
Une réponse tardive peut sembler bizarre, surtout au début. Mais quand un message qui tarde à venir te plonge dans une véritable spirale d’angoisses intimes, la vraie peur n’est peut-être pas de perdre cette personne en particulier. C’est peut-être plutôt de retomber dans ce vieux sentiment familier de ne pas être choisi.
6. Considérer l'exclusivité comme une forme de contrôle des loyers sur le plan émotionnel
Certaines personnes insistent pour mettre rapidement des étiquettes parce qu’elles sont profondément convaincues. D’autres le font parce qu’une fois qu’une chose est définie, on a moins l’impression qu’elle risque de disparaître du jour au lendemain. La relation repose alors moins sur le lien affectif et davantage sur la recherche d’un refuge.
7. Reprendre contact avec son ex sans crier gare
Ça arrive généralement un dimanche, comme ça, après une série de rendez-vous ratés ou une longue période de calme. Tout à coup, l’ex ne semble plus si terrible que ça, et les vieux problèmes paraissent étrangement négociables. La solitude a le don de jeter un voile de douceur sur le passé.
8. Oublier à quel point vous ne les appréciez pas vraiment
C’est plus courant qu’on ne veut bien l’admettre. Tu ne ris pas vraiment beaucoup, tu n’es pas ravie d’avoir de leurs nouvelles, et ces soirées te donnent l’impression d’être une corvée, mais comme ils t’aiment bien, tu continues. Se sentir désirée peut être convaincant quand on en a assez de se demander si quelqu’un t’aimera encore un jour.
9. Donner plus d'importance qu'il n'y en a à chaque rendez-vous
Un verre de trop suffit à faire naître des rêves de vacances, des tiroirs bien rangés, voire même un chien. Ce n’est pas que l’espoir soit une mauvaise chose. C’est juste que la peur peut nous faire croire que chaque petit signe est notre dernière chance de s’en sortir.
10. Avoir constamment besoin d'être rassuré
Un peu de réconfort, c’est humain. Mais en demander ou en donner sans cesse, c’est épuisant. Quand le moindre petit soubresaut nécessite d’être immédiatement apaisé, la relation peut finir par ressembler moins à une relation intime qu’à une ligne d’assistance téléphonique ouverte 24 heures sur 24 pour ceux qui ont peur d’être abandonnés.
11. Continuer à utiliser ces applications même quand on les déteste
Certaines personnes apprécient sincèrement les applications de rencontre. Beaucoup d’autres les parcourent comme si elles consultaient la météo. Ce n’est même plus amusant, mais les supprimer reviendrait à se résigner à passer une soirée tranquille, sans même le maigre réconfort d’une possibilité.
12. Garder quelqu’un à ses côtés pour combler un vide
C’est cette relation qui n’est pas tout à fait une relation, qui ne se concrétise jamais vraiment, mais qui ne prend jamais tout à fait fin non plus. Tu sais que ça ne marche pas entre vous, et ils le savent probablement aussi, mais vous continuez tous les deux à répondre aux messages parce que cet arrangement atténue un peu la solitude. C’est de la compagnie, pas de l’intimité.
13. Faire la tête au lieu d'exprimer ce dont on a besoin
La peur d’être seul peut rendre les gens étrangement allergiques à la franchise. Ainsi, au lieu de dire « Ça m’a dérangé » ou « Ça ne me convient pas », ils se taisent, font bonne figure et essaient de paraître faciles à vivre. La logique est simple et triste : peut-être que si l’on en demande moins, ils resteront.
14. Se précipiter dans l'intimité physique pour créer un lien
Il n’y a rien de mal à aller vite, à condition que ce soit un choix mutuel et clair. Mais parfois, le sexe sert à « coller » le couple, comme si l’intimité pouvait être fabriquée avant même que la confiance ne soit réellement établie. Dans ce cas, l’objectif tient souvent moins au désir qu’à la recherche d’un attachement.
15. Idéaliser le minimum d'effort
Un coup de fil en retour devient la preuve d’une relation profonde. Un seul rendez-vous attentionné est considéré comme la preuve d’une maturité émotionnelle rare. Quand on a peur de finir seul, la barre peut être placée si bas qu’elle en devient pratiquement invisible.
16. Éviter les ruptures en attendant qu’on vous quitte
Beaucoup de gens savent qu’une relation est finie bien avant qu’elle ne prenne fin. Ils ne veulent simplement pas être ceux qui le diront à voix haute, car cela rendrait le vide officiel. Ils tergiversent donc, s’éloignent peu à peu, ou espèrent en silence que l’autre fera le pas difficile à leur place.
17. Se mettre sérieusement au travail parce que tout le monde le fait
Cela arrive généralement pendant la saison des fiançailles, celle des mariages, celle des annonces de grossesse, ou les trois à la fois. Du jour au lendemain, le parcours de vie d’autrui commence à être perçu comme une menace. Cette pression peut donner l’impression que presque toutes les relations sont plus importantes qu’elles ne le sont en réalité.
18. Considérer les signaux d'alerte comme un défi
Au lieu de reconnaître clairement le problème et de prendre du recul, certaines personnes s’acharnent encore plus. Elles se persuadent que la patience, la loyauté ou une grande compréhension suffiront à redresser la situation. Derrière cet effort se cache souvent une pensée cruelle : mieux vaut faire des heures supplémentaires pour régler ce gâchis que de repartir de zéro toute seule.
19. Combler immédiatement chaque lacune
Une relation prend fin jeudi, et dès la semaine suivante, il y a déjà quelqu’un d’autre à côté de moi. On présente cela comme une façon de tourner la page, de rester ouvert aux autres ou d’avoir beaucoup d’amour à donner. Parfois, c’est simplement l’incapacité de rester immobile assez longtemps pour ressentir cette perte.
20. Confondre le fait d'avoir un partenaire avec le fait d'avoir une vie
C’est là le problème principal qui se cache derrière bien d’autres. Lorsque le fait d’être en couple devient la principale source d’identité, de repères et de sécurité affective, le célibat peut alors être perçu moins comme une étape passagère que comme un échec personnel. C’est à ce moment-là que les rencontres amoureuses cessent d’être un moyen de trouver quelqu’un de bien pour devenir un moyen de fuir de soi-même.