20 raisons pour lesquelles la Génération Z et la génération Y pratiquent le « quiet quitting »
Si vous avez passé un peu de temps sur Internet ces derniers temps, vous êtes sans doute tombé sur l’expression « quiet quitting ». Après avoir vu les générations précédentes s’épuiser pour des promesses d’entreprise qui ne se sont pas tout à fait concrétisées, la Génération Z et les milléniaux renversent la tendance de la « culture du travail acharné ». Ils accordent la priorité à leur santé mentale, recherchent un véritable équilibre entre vie professionnelle et vie privée, et prennent conscience qu’un emploi doit servir à financer une vie épanouissante plutôt que de constituer l’intégralité de leur identité.
1. La fin de la culture du « hustle »
Vous vous êtes sans doute rendu compte que se tuer à la tâche ne garantit plus une promotion en or. Les jeunes professionnels rejettent en bloc l’idée dépassée selon laquelle la valeur d’un individu serait directement liée à sa productivité. Ils sont ravis de bien faire leur travail pendant les heures de bureau normales, mais ils ne sont pas prêts à sacrifier leur équilibre mental pour une médaille d’or.
2. Stagnation des salaires face à l'inflation
Quand on a l’impression que son salaire ne suffit plus autant qu’avant, il est difficile d’avoir envie de se dépasser. Comment peut-on faire des heures supplémentaires alors que le prix des denrées alimentaires et du loyer ne cesse d’augmenter ? La plupart des gens ont le sentiment que s’ils ne touchent qu’un salaire moyen, ils ne devraient fournir qu’un effort moyen.
3. Protéger la santé mentale
Le burn-out est devenu un véritable signal d’alarme pour des millions de travailleurs qui en ont assez de se sentir constamment épuisés. On ne peut pas verser d’une tasse vide ; prendre du recul par rapport au stress professionnel est donc souvent une question de survie. Dissocier le bonheur personnel des réussites professionnelles permet aux gens de respirer et de profiter pleinement de leur vie.
4. Établir des limites personnelles claires
Établir une frontière entre votre vie professionnelle et votre vie privée est extrêmement valorisant. Beaucoup de gens éteignent leur ordinateur professionnel dès 17 h et refusent de consulter leurs e-mails avant le lendemain matin.
5. Absence de mobilité ascendante
De nombreuses entreprises ont supprimé les parcours professionnels clairement définis, ce qui donne aux collaborateurs talentueux l’impression d’être complètement bloqués dans leur poste. Si l’on sait qu’il n’y a aucune possibilité d’évolution au sein de l’organisation, se dépasser semble alors totalement inutile. Le « quiet quitting » devient alors la réaction logique lorsque les efforts supplémentaires ne mènent qu’à une fin amère.
6. L'évolution des priorités dans la vie
La COVID a amené chacun à s’interroger sur la manière dont il occupait son temps. Est-il plus important de travailler tard le soir ou de profiter de la vie ? Beaucoup ont découvert que les meilleures choses de la vie sont gratuites et ont choisi de passer plus de temps avec leurs amis et leur famille.
7. L'illusion de la « famille d'entreprise »
Les entreprises adorent prétendre que tous les membres de l’équipe forment une grande famille heureuse afin d’encourager un surcroît d’efforts. Cependant, on voit très vite clair dans ce discours d’entreprise lorsque les coupes budgétaires surviennent et que les licenciements commencent sans crier gare. Prendre conscience qu’on est, en fin de compte, remplaçable donne envie de consacrer son énergie à autre chose.
8. Aspirer à une véritable flexibilité dans le télétravail
Les employés ont tellement apprécié le télétravail qu’ils ne voulaient plus retourner au bureau. Lorsque les employeurs ne peuvent pas justifier valablement pourquoi leur personnel doit se rendre au bureau tous les jours, le « quiet quitting » est inévitable.
9. Charges de travail irréalistes
Les responsables attendent souvent d’un seul employé qu’il assume une charge de travail qui, auparavant, incombait à tout un service. Lorsque l’on est constamment submergé par les tâches, savoir doser ses efforts est le seul moyen d’éviter l’épuisement total. Se contenter de faire le strict minimum devient alors une stratégie pratique pour gérer une liste de tâches impossible à accomplir.
10. Absence de reconnaissance significative
C’est vraiment frustrant d’atteindre tous ses objectifs trimestriels sans que son patron ne vous en félicite. Quand personne ne salue vos efforts ni ne vous récompense par une prime, on se rend compte qu’exceller ne sert à rien. On consacre alors son énergie là où on est apprécié.
11. Redéfinir la réussite selon de nouveaux critères
La nouvelle génération souhaite réussir dans la vie en visant des objectifs différents de ceux d’autrefois. Peut-être que la réussite, c’est d’avoir suffisamment de temps pour faire ce que l’on aime. Quand on a sa propre définition de la réussite, on se moque de ce que son travail attend de nous.
12. Les récompenses abusives des « Pizza Party »
Au lieu d’offrir une prime concrète ou une augmentation, certains employeurs tentent de remonter le moral de leurs employés à l’aide d’avantages insignifiants. On ne paie pas ses factures d’électricité avec une part de pizza au pepperoni, et les salariés se sentent de plus en plus humiliés par ces gestes superficiels. Réduire ses efforts est une réaction naturelle lorsqu’on est rémunéré à coups de collations.
13. L'influence des pairs et les réseaux sociaux
Voir des milliers de personnes partager en ligne leurs expériences positives en matière de définition de limites crée un puissant sentiment d’appartenance à une communauté. Lorsque vous voyez vos pairs s’épanouir après avoir réduit leur temps de travail, vous vous sentez légitimé à faire de même. Cela banalise l’idée qu’il est tout à fait normal de se contenter de faire son travail.
14. L'essor des activités complémentaires
De nombreux créateurs de la génération Y et de la génération Z consacrent toute leur passion à des projets indépendants, à des missions en freelance ou à l’écriture créative après le travail. Souhaitant préserver leur énergie créative pour leurs propres projets, ils considèrent leur emploi principal uniquement comme une source stable de revenus. Ce travail leur apporte exactement ce pour quoi il est rémunéré, ni plus ni moins.
15. Manque de compétences chez les dirigeants sur le lieu de travail
Il faut bien l’admettre, beaucoup de gens ont déjà travaillé sous les ordres d’un patron qui leur a rendu la vie impossible. Qu’ils soient trop pointilleux ou tout simplement idiots, certains patrons poussent leurs employés à vouloir démissionner. Si vous avez un mauvais responsable, contentez-vous de faire votre travail et ne vous exprimez pas trop.
16. La réalité du vol salarial
Demander aux salariés de répondre au téléphone pendant leur pause déjeuner ou de répondre à des e-mails le dimanche relève du travail non rémunéré. Les jeunes générations connaissent très bien leurs droits en matière d’emploi et refusent de céder sur leur temps libre. Si elles ne sont pas en service rémunéré, elles ne sont tout simplement pas disponibles pour discuter.
17. La toxicité dans les jeux de pouvoir au bureau
Si vous devez travailler dans un environnement où règnent les commérages et les coups bas, vous vous sentirez épuisé à la fin de votre journée de travail. Certaines personnes ne sont pas mal à l’aise avec leur travail en soi, mais avec les jeux de pouvoir qui les entourent. En vous contentant de faire le strict minimum, vous pouvez vous protéger en partie de cette atmosphère toxique.
18. Un accès abondant à l'information
Grâce à Internet, les salariés peuvent comparer instantanément les salaires, les avantages sociaux et les cultures d’entreprise à travers le monde. Sachant que d’autres entreprises traitent bien mieux leur personnel, il devient difficile de donner le meilleur de soi-même à son employeur actuel. Cette prise de conscience favorise un sentiment de détachement jusqu’à ce qu’une meilleure opportunité se présente.
19. Antécédents d'épuisement parental
De nombreux jeunes adultes ont grandi en voyant leurs propres parents tout sacrifier pour une entreprise, pour finalement être licenciés juste avant la retraite. Tirer les leçons de ces erreurs du passé incite les gens à mener dès aujourd’hui une vie plus équilibrée. C’est un choix délibéré de ne pas reproduire ce cycle d’épuisement professionnel.
20. En quête d'une autonomie directe
Tout le monde souhaite avoir le sentiment de maîtriser sa vie. Décider soi-même de l’effort à consacrer à son travail est une façon de reprendre le contrôle de sa vie. Le « quiet quitting » n’est qu’un cri intérieur.