10 règles professionnelles de la génération des baby-boomers qui fonctionnent encore… et 10 que la génération Z a eu raison de rejeter
Chaque génération reçoit des conseils de carrière qui semblent évidents sur le moment, mais qui s’avèrent plus tard discutables. Les baby-boomers ont grandi avec des règles professionnelles fondées sur la loyauté, le professionnalisme, la hiérarchie et une progression de carrière régulière, tandis que la Génération Z a fait son entrée sur un marché du travail marqué par les licenciements, le télétravail, les activités complémentaires, le burn-out et une visibilité numérique permanente. Certains conseils « à l’ancienne » restent d’actualité, car la fiabilité et le sens des relations humaines ne se démodent jamais vraiment. D’autres règles méritent d’être abandonnées, car le travail ne devrait pas vous obliger à faire comme si vous n’aviez ni limites ni vie privée. Voici 10 règles professionnelles de l’ère des baby-boomers qui ont encore du sens et 10 que la Génération Z a eu raison de rejeter.
1. Soyez présent quand vous avez dit que vous le seriez
La fiabilité reste essentielle, même dans un environnement de travail où les applications, les horaires flexibles et les agendas partagés sont monnaie courante. Si vous promettez d’être présent quelque part, de terminer une tâche ou d’assurer un suivi, les gens se souviendront si vous avez réellement tenu votre parole. Être fiable ne signifie pas être disponible à chaque instant.
2. Apprenez à communiquer avec les autres
Les compétences en communication restent l’un des atouts professionnels les plus utiles. Qu’il s’agisse d’e-mails, de réunions, d’entretiens, de messages sur Slack, d’appels téléphoniques ou de ces moments gênants dans l’ascenseur, tout se passe mieux lorsque l’on sait s’exprimer clairement. Il n’est pas nécessaire d’être la personne la plus bruyante de la pièce pour être efficace.
3. S'habiller en fonction du lieu
La vieille règle selon laquelle il faut s’habiller de manière professionnelle conserve une certaine valeur, même si sa définition a évolué. Le costume n’est pas toujours obligatoire, mais savoir adapter sa tenue à la situation peut vous éviter de paraître déplacé. S’habiller en fonction du lieu montre que vous comprenez le contexte, que vous respectez l’occasion et que vous savez vous adapter.
4. Se forger une bonne réputation dès le début
Une bonne réputation peut discrètement vous ouvrir des portes bien avant que vous n’ayez à demander quoi que ce soit. Les gens remarquent si vous êtes serviable, bien préparé, honnête et respectueux, même lorsque les enjeux sont minimes. Cette réputation peut vous suivre dans vos nouveaux emplois, vos références, vos missions en freelance et vos échanges de réseautage.
5. Ne coupez pas tous les ponts
Tous les emplois ne méritent pas votre loyauté éternelle, mais partir en faisant preuve d’un minimum de professionnalisme peut tout de même vous être utile plus tard. Les secteurs d’activité peuvent être plus petits qu’ils n’y paraissent, et les anciens collègues ont une drôle de façon de refaire surface dans de nouveaux contextes. Vous n’êtes pas obligé de passer sous silence les vrais problèmes, mais vous pouvez choisir votre départ avec soin.
6. Être prêt à tirer les leçons de ses expériences
Les baby-boomers avaient raison : l’expérience permet d’apprendre des choses qu’aucun cours ni tutoriel ne peut entièrement couvrir. Un collègue chevronné peut connaître le client, le processus, le problème caché ou le schéma que personne n’a consigné par écrit. Écouter ne signifie pas accepter toutes les opinions dépassées ; cela signifie être assez avisé pour tirer les leçons de ceux qui ont déjà commis certaines erreurs à votre place.
7. Soyez fier de votre travail
Être fier de son travail ne revient pas à faire de son métier toute son identité. Cela signifie s’investir suffisamment pour bien faire les choses, vérifier les détails et éviter autant que possible les erreurs dues à la négligence. On voit tout de suite quand quelqu’un accorde de l’importance à ce qu’il réalise.
8. Montrer sa reconnaissance
Un simple « merci » a toujours un réel impact sur votre carrière. Les gens se souviennent lorsque vous reconnaissez leur aide, que vous partagez le mérite et que vous donnez le sentiment que la collaboration n’est pas une tâche ingrate. La reconnaissance peut améliorer vos relations avec vos collègues, vos supérieurs, vos clients et vos mentors.
9. Continuez à acquérir de nouvelles compétences
Le conseil de ne cesser de se perfectionner peut sembler dépassé, mais il est plus pertinent que jamais. La technologie évolue, les secteurs d’activité changent et les descriptions de poste restent rarement inchangées très longtemps. Apprendre à utiliser de nouveaux outils, systèmes et méthodes vous aide à rester utile au lieu de vous sentir pris au dépourvu à chaque nouvelle évolution.
10. Soyez quelqu’un avec qui les gens aiment travailler
Le talent compte, mais il est tout aussi important d’être agréable et fiable au travail. Une personne brillante qui sème le chaos peut vite devenir épuisante, tandis qu’une personne compétente et coopérative devient souvent indispensable. Cela ne signifie pas pour autant qu’il faille être hypocrite, exagérément enjoué ou éviter tout conflit.
Maintenant que nous avons passé en revue les 10 règles professionnelles de la génération des baby-boomers qui fonctionnent encore, parlons de celles que la Génération Z a eu raison de rejeter.
1. Rester toute sa vie dans la même entreprise
L’idée reçue selon laquelle la fidélité à une seule entreprise garantit la sécurité ne semble plus très convaincante. Les licenciements, les restructurations, la stagnation des salaires et les perspectives d’évolution limitées ont fait du changement fréquent d’emploi un choix rationnel pour de nombreux salariés. Rester peut être une excellente option lorsque la croissance, la rémunération et le respect sont au rendez-vous, mais rester uniquement pour prouver sa loyauté à une entreprise qui ne tarderait pas à vous remplacer d’ici vendredi est bien moins séduisant.
2. Ne parlez jamais de salaire
Le fait de garder les salaires secrets profite généralement davantage aux employeurs qu’aux salariés. L’ouverture d’esprit de la Génération Z en matière de rémunération, d’avantages sociaux et de négociation a permis de mettre sur le tapis des discussions importantes. Parler d’argent peut sembler gênant, mais cela aide chacun à déterminer s’il est traité équitablement.
3. Votre patron a toujours raison
Respecter un responsable est une chose ; considérer automatiquement que tout patron a toujours raison en est une autre. Les mauvaises décisions, la communication défaillante, le favoritisme et les attentes irréalistes ne deviennent pas pour autant justifiés simplement parce qu’ils émanent d’une personne occupant un poste à responsabilités. La Génération Z se montre plus encline à remettre en question l’autorité lorsque quelque chose ne lui semble pas logique.
4. Le travail doit passer avant la santé
L’ancienne culture d’entreprise avait souvent pour habitude de féliciter les employés qui continuaient à travailler malgré la maladie, l’épuisement, le stress et le burn-out. La génération Z s’exprime de manière beaucoup plus directe sur la santé mentale, les limites à respecter et les conditions de travail durables. Cela ne signifie pas pour autant que chaque journée difficile soit une crise ou que chaque désagrément soit toxique ; cela signifie simplement que votre corps et votre esprit ne sont pas des fournitures de bureau que l’on peut utiliser jusqu’à ce qu’ils soient à bout.
5. Les heures supplémentaires sont la preuve d'un engagement
Il arrive parfois que l’on doive faire de longues heures, mais cela ne devrait pas être le principal critère permettant de mesurer l’engagement. Certains lieux de travail récompensent davantage l’épuisement visible que les résultats concrets, ce qui est une façon étrange de gérer quoi que ce soit. La Génération Z a eu raison de se demander pourquoi le fait d’être surmené est considéré comme une force de caractère.
6. La vie privée doit rester hors de vue
L’ancien idéal professionnel exigeait souvent des employés qu’ils agissent comme si les responsabilités familiales, le deuil, les problèmes de santé, les relations personnelles et les besoins individuels n’existaient pas. La Génération Z a tendance à reconnaître plus ouvertement que les travailleurs sont des êtres humains à part entière. Les entreprises fonctionnent mieux lorsqu’elles cessent de prétendre que tout le monde est une machine à produire vêtue d’une tenue « business casual ».
7. Suivre n'importe quel traitement pour prendre de l'avance
Autrefois, certains conseils de carrière présentaient les mauvais traitements comme une étape nécessaire pour faire ses preuves. La Génération Z se montre désormais plus encline à dénoncer le harcèlement, la discrimination, les intimidations et les exigences déraisonnables, plutôt que de les subir en silence. Travailler dur est une chose, mais l’humiliation n’a rien à voir avec le développement professionnel.
8. La présence au bureau est synonyme de productivité
Le télétravail et le travail hybride ont mis en évidence à quel point cette règle a toujours été fragile. Le fait d’être assis à un bureau où un responsable peut vous voir ne signifie pas automatiquement que l’on accomplit un travail utile. La Génération Z préfère évaluer la productivité en fonction des résultats, et non du temps passé assis à son bureau.
9. Les parcours professionnels doivent être linéaires
L’ancienne conception selon laquelle il faut gravir un parcours professionnel linéaire ne correspond plus à de nombreuses carrières modernes. Les gens changent de secteur d’activité, se lancent en freelance, font des pauses, acquièrent de nouvelles compétences, développent des projets parallèles ou modifient leurs priorités au gré des changements de leur vie. La Génération Z se montre plus ouverte à l’idée de considérer les carrières comme flexibles plutôt que figées.
10. La passion devrait remplacer la rémunération
« Fais ce que tu aimes » : ça sonne bien, jusqu’à ce que la question du loyer vienne s’immiscer dans la conversation. La Génération Z a eu raison de remettre en question l’idée selon laquelle la passion devrait rendre acceptables les bas salaires, la précarité ou l’exploitation. Aimer son travail peut être merveilleux, mais cela n’enlève rien à la nécessité d’une rémunération équitable.