20 choses que les travailleurs plus âgés et les plus jeunes se reprochent secrètement les uns aux autres
Évoluer dans un bureau moderne peut parfois donner l’impression d’assister à une réunion de famille où personne n’arrive à se mettre d’accord sur le réglage du chauffage ou le choix de la musique. Avec jusqu’à quatre générations qui partagent désormais le même espace de travail, les petits points de friction finissent inévitablement par se transformer en frustrations silencieuses. Les jeunes employés sont souvent déconcertés par les habitudes traditionnelles de l’entreprise, tandis que les membres plus expérimentés de l’équipe se grattent fréquemment la tête face aux nouvelles tendances en matière de travail.
1. La fin de l'appel téléphonique
Les employés de la génération Y et de la génération Z détestent quand leurs collègues plus âgés passent 20 minutes à rédiger un message qui aurait pu être réglé en deux minutes par téléphone. Certes, ils pensent peut-être qu’ils sont productifs en communiquant par e-mail, mais leurs collègues plus âgés considèrent probablement cette mentalité qui privilégie l’ordinateur comme une simple façon d’éviter les interactions humaines.
2. « Comme on l'a toujours fait »
Pour les jeunes professionnels, il peut être extrêmement décourageant de proposer une idée novatrice qui se voit immédiatement rejetée. Cette résistance instinctive au changement donne aux plus jeunes l’impression que leur créativité est étouffée. Lorsque les gens refusent ne serait-ce que de tester un nouvel outil logiciel ou une nouvelle stratégie, cela envoie un signal clair : ils accordent une grande importance à la tradition.
3. L'abus d'un jargon d'entreprise incompréhensible
Les jeunes professionnels lèvent souvent les yeux au ciel en silence lorsque des cadres chevronnés se mettent à utiliser des expressions telles que « faire le point », « mettre cartes sur table » ou « créer des synergies ». Ce recours excessif à un jargon d’entreprise vieux de plusieurs décennies semble tout à fait inutile. Si les cadres souhaitent établir un lien avec leurs subordonnés, parler comme s’ils lisaient une brochure d’entreprise datant de 1998 n’est probablement pas la meilleure façon de s’y prendre.
4. Exiger des réponses immédiates sur les applications de messagerie instantanée
D’un autre côté, les travailleurs seniors ressentent souvent une certaine anxiété face au numérique, provoquée par l’attente de la jeune génération d’une réponse immédiate sur Slack ou Teams. Les jeunes employés peuvent considérer cela comme un simple « coup de fil » rapide. Mais leurs collègues plus âgés ont souvent l’impression d’être submergés et déconcentrés dans leur travail nécessitant une concentration intense.
5. Tenues décontractées dans des contextes formels
Se présenter à un rendez-vous client avec des baskets flambant neuves et un blazer trop grand peut sembler être le summum du style professionnel. Cependant, les collègues plus âgés interprètent souvent ce code vestimentaire décontracté comme un manque flagrant de respect envers le lieu de travail et les clients. Ils ont passé des décennies à faire leurs preuves en portant des costumes sur mesure.
6. L'illusion de la maîtrise des technologies
Ce n’est pas parce qu’une personne maîtrise parfaitement Snapchat qu’elle est forcément à l’aise avec toutes les technologies. Les professionnels plus âgés remarquent bien quand leurs jeunes collaborateurs ne savent pas utiliser l’imprimante ou envoyer une pièce jointe. Alors que certains s’efforcent de devenir des influenceurs sur YouTube, leurs patrons les évaluent sur leur capacité à utiliser les logiciels bureautiques de base.
7. Absence de conclusion dans les fils de discussion
Si un collègue pose une question et obtient une réponse, la conversation devrait s’arrêter là. Pour les jeunes professionnels, l’échange est alors clos. Les générations plus âgées peuvent toutefois s’agacer lorsque les employés ne donnent pas de réponse finale du type « D’accord ! » ou « Merci pour l’information. »
8. La maîtrise des connaissances essentielles du secteur
Les cadres plus âgés ont souvent l’impression que les milléniaux veulent qu’on les prenne par la main tout au long du processus de travail. Lorsque les responsables n’expliquent pas à leurs collaborateurs pourquoi un client est important ou ne leur transmettent pas d’astuces utiles pour la rédaction de rapports, les milléniaux y voient une manière d’exercer un contrôle sur le lieu de travail. Ce manque de partage des connaissances peut créer des tensions inutiles entre les générations.
9. Fixer des limites qui donnent l'impression de se relâcher
La montée en puissance du « quiet quitting » et des frontières strictes entre vie professionnelle et vie privée constitue un sujet de discorde majeur pour les professionnels plus âgés. En particulier ceux qui ont bâti leur carrière sur les heures supplémentaires. Lorsque les employés ferment leur ordinateur portable à 17 heures pile, quelle que soit la crise en cours, leurs collègues plus âgés y voient souvent un manque total d’engagement.
10. Privilégier les réunions en présentiel
Rien ne sape plus rapidement l’énergie d’un jeune employé que de recevoir une invitation via l’agenda pour une réunion en présentiel qui aurait très bien pu se résumer à un e-mail sous forme de liste à puces. Ils considèrent ces réunions obligatoires en salle de conférence comme une perte de temps et d’énergie fastidieuse, due aux trajets. Assurez-vous donc que la réunion est bien nécessaire avant de la programmer.
11. L'utilisation excessive d'émojis et d'une ponctuation trop informelle
Recevoir un rapport de situation important sur un projet qui se termine par un smiley ou une icône représentant un pouce levé peut profondément agacer un responsable plus âgé. Ces derniers estiment en effet que les documents professionnels doivent respecter un certain niveau de décorum et de sérieux. Alors que les jeunes employés peuvent considérer les emojis comme un excellent moyen de transmettre de la chaleur humaine, les responsables plus âgés les perçoivent souvent comme un manque de professionnalisme et un signe de paresse.
12. Conditions d'éligibilité relatives aux promotions rapides
Une critique souvent formulée par les professionnels chevronnés est que les jeunes recrues s’attendent à gravir les échelons après seulement six mois passés à un poste de débutant. Ils estiment qu’une véritable expertise s’acquiert au fil d’années de travail acharné et constant. S’attendre à un changement de titre et à une augmentation substantielle avant d’avoir maîtrisé ses responsabilités actuelles relève de l’impatience.
13. La microgestion déguisée en accompagnement
Les jeunes collaborateurs n’apprécient guère d’être constamment surveillés. Lorsque les responsables viennent vérifier plusieurs fois par jour si les e-mails de routine ont bien été envoyés, cela donne l’impression qu’ils ne croient pas en leurs capacités. Laisser aux jeunes collaborateurs la liberté d’agir de manière autonome est généralement le moyen le plus rapide de les aider à progresser.
14. Filmer et dévoiler à outrance la vie au bureau
L’obsession de tout filmer pour les réseaux sociaux a donné lieu à un tout nouveau motif de mécontentement chez les employés plus âgés. Ceux-ci ne veulent pas apparaître par inadvertance à l’arrière-plan d’une vidéo intitulée « Une journée dans la vie de… ». La séparation totale entre la création de contenu personnel et l’environnement professionnel constitue une limite fondamentale en matière de respect.
15. Ne pas tenir compte de la hiérarchie au sein de l'entreprise
Les jeunes employés n’hésitent souvent pas à passer outre leur supérieur hiérarchique direct pour présenter une idée directement au PDG. Alors qu’ils peuvent y voir un manque de bureaucratie salutaire, leurs collègues plus âgés y voient généralement une atteinte irrespectueuse à la hiérarchie. Ils sont attachés au respect de la chaîne de communication.
16. L'idée selon laquelle l'âge est synonyme de baisse de performance
C’est extrêmement insultant pour un collaborateur expérimenté lorsque ses jeunes collègues partent du principe qu’il n’est pas capable de suivre le rythme d’un projet qui évolue rapidement ou de s’adapter à un nouveau flux de travail numérique. Ces collaborateurs plus âgés ont su s’adapter à des bouleversements majeurs du secteur bien avant que les jeunes employés n’entrent sur le marché du travail. Les écarter d’emblée est donc une grave erreur.
17. Besoin constant de reconnaissance
Les cadres plus âgés ont parfois l’impression de devoir jouer le rôle de « motivateurs » à plein temps, ne serait-ce que pour maintenir la motivation de leurs jeunes collaborateurs. Ils sont habitués à un système où un salaire régulier était considéré comme une récompense suffisante. Devoir formuler des commentaires élogieux pour des tâches quotidiennes et routinières peut leur sembler épuisant.
18. Des idées reçues sur les jours de congé pour raisons de santé mentale
Prendre un jour de congé maladie de temps en temps est tout à fait acceptable. En revanche, ce qui ne l’est pas, c’est de prendre un jour de congé pour raisons de santé mentale et d’en avoir honte. Certaines générations ne croient pas à l’utilité de ces jours de congé et affirment même n’en avoir jamais pris de toute leur vie.
19. Niveaux sonores excessifs dans les formats ouverts
Quand quelqu’un écoute de la musique à fond avec ses écouteurs ou passe un appel vidéo sans casque, cela en agace forcément quelqu’un. Et il y a fort à parier que ce soit le collègue qui préfère travailler en silence. Il en va de même pour les plaisanteries incessantes.
20. Considérer le bureau comme un campus
C’est vrai, certains environnements de travail permettent aux employés de s’amuser à leur bureau. Mais il y a une différence entre s’amuser et passer des heures à jouer à Fortnite à son bureau. N’oubliez pas de vous mettre sérieusement au travail et d’avancer dans vos tâches !