Les petits noms peuvent être mignons lorsqu’ils sont le fruit d’une affection sincère et d’un peu d’histoire commune, mais tous les surnoms ne sont pas aussi charmants qu’on pourrait le croire. Parfois, ce qui semble ludique aux yeux d’un homme lambda peut être dépréciatif ou tout simplement gênant pour les femmes, surtout lorsqu’on l’utilise en public. Voyons quelques-uns de ces soi-disant surnoms que les hommes devraient abandonner une bonne fois pour toutes.
1. « Petite fille »
Appeler une femme adulte « petite fille » peut paraître plus condescendant que romantique, même s’il le dit avec le sourire. En fait, oubliez ça : le plus gros problème, c’est que c’est tout simplement glauque. C’est particulièrement gênant s’il utilise cette expression pendant une dispute, du genre « Calme-toi, petite fille », car cela donne l’impression que tes préoccupations sont puériles.
2. « Fou »
Certains hommes utilisent le terme « folle » comme s’il s’agissait d’un trait de caractère mignon, mais cela peut vite devenir un moyen de minimiser des émotions réelles. Dire « Tu es ma petite folle » après qu’elle a exprimé sa frustration d’être ignorée ne semble pas être un geste d’affection. Au contraire, cette appellation donne l’impression que c’est sa réaction qui pose problème, et non le comportement qui l’a provoquée.
3. « Autoritaire »
Le terme « autoritaire » peut lui sembler amusant, mais il est souvent perçu comme une critique pour avoir été franc. Si tu dis quelque chose comme « On pourrait être à l’heure, s’il te plaît ? » et qu’il répond simplement « D’accord, l’autoritaire », il transforme une demande raisonnable en un défaut de caractère. C’est aussi un moyen pratique de se cacher derrière « l’humour » et de ne pas assumer ses responsabilités !
4. « Drama Queen »
C’est souvent dit sur le ton de la plaisanterie, mais ça a un côté tranchant, et ce n’est pas quelque chose que les femmes ignorent. Quand tu es bouleversée par quelque chose de réel et qu’il dit : « La voilà, ma reine du drame », il ne crée pas vraiment un espace propice à la franchise.
5. « Princesse »
Le terme « princesse » peut être mignon dans une relation saine, mais il devient vite irrespectueux lorsqu’il sous-entend que tu es gâtée ou difficile. Il n’y a rien de mal à demander un peu de considération, et il ne devrait pas se contenter de répondre : « Comme tu veux, princesse. » C’est le ton qui fait tout le mal.
6. « Toots »
« Toots » fait penser à un vieux film, et c’est parce que cette expression désuète est non seulement dépassée, mais aussi inappropriée. Ce n’est pas parce qu’un mot est ancien qu’il est forcément charmant ; un petit nom ne devrait pas vous donner l’impression d’avoir atterri dans la conception archaïque du romantisme de quelqu’un d’autre.
7. « Poupée »
Le surnom « poupée » peut te flatter pendant environ cinq secondes. Puis, on a l’impression qu’il s’intéresse davantage à ton apparence qu’à qui tu es vraiment. Quand il te dit : « Ne te fais pas de souci, ma jolie poupée », le problème ne réside pas seulement dans le surnom, mais dans le message qu’il véhicule. Tu n’es pas un simple objet décoratif, et tu n’as pas besoin d’être traitée comme si tu étais trop fragile pour comprendre la vie réelle ou avoir des besoins légitimes.
8. « Problème »
Le terme « casse-pieds » peut sembler anodin au premier abord, mais le contexte a ici toute son importance : soyez donc attentive à la manière dont il l’utilise. S’il vous traite de « casse-pieds » chaque fois que vous exprimez votre opinion, que vous fixez une limite ou que vous remettez en question son comportement, ce surnom finit par faire passer votre indépendance pour un mauvais comportement.
9. « Tarte »
Traiter une femme de « traînée » n’est pas aussi innocent que les hommes d’un certain âge semblent le croire. Le pire, c’est que bien souvent, il pense peut-être qu’il flirte, mais cela peut paraître vulgaire et moralisateur — et au fond, ce surnom l’est bel et bien.
10. « La vieille dame »
L’expression « la vieille » est parfois utilisée de manière informelle entre partenaires, mais elle peut tout simplement paraître grossière lorsqu’elle remplace ton prénom en toutes circonstances. S’il dit : « La vieille ne me laisse pas sortir ce soir », il te fait passer pour un obstacle casse-pieds plutôt que pour sa compagne. Tu ne devrais pas être la risée de sa vie sociale.
11. « Dummy »
Certains couples plaisantent sans retenue, et il n’y a rien de mal à rigoler un peu ! Cela dit, le mot « idiote » dépasse les bornes. Si tu oublies où tu t’es garée et qu’il te dit « T’es vraiment une idiote », ça peut passer pour une plaisanterie la première fois, mais à force de se répéter, ce genre de remarques ne fait que miner ta confiance en toi.
12. « Baby Mama »
L’expression « baby mama » existe depuis longtemps, et contrairement à ce que l’on croit souvent, elle n’est pas aussi anodine qu’on le prétend. En réalité, elle est plutôt irrespectueuse lorsqu’elle sert à réduire une femme à sa relation avec son enfant. Si vous êtes sa compagne, son épouse ou la mère de son enfant et qu’il vous présente comme « ma baby mama », il ne tient tout simplement pas compte de votre identité.
13. « Hot Mess »
Le terme « hot mess » n’a pas sa place dans votre quotidien. Si vous êtes fatiguée après le travail et qu’il vous dit : « Regarde mon hot mess », cela ne vous donne pas vraiment l’impression d’être chaleureusement accueillie. Une petite taquinerie mignonne devrait vous donner le sentiment d’être choyée, pas scrutée — et encore moins jugée.
14. « Nag »
Qualifier une femme de « râleuse » est rarement anodin, même si la plupart des hommes s’acharnent à prétendre le contraire. Les femmes ne devraient pas avoir à répéter sans cesse la même chose, et si elles le font, le problème ne vient pas d’elles. Pire encore, elles ne méritent pas qu’on leur colle une étiquette pour autant.
15. « Sweet Cheeks »
« Ma petite chérie » peut être une façon intime de flirter pour certains couples, mais le dire au restaurant ou devant tes parents peut être gênant. Un surnom qui te donne envie de disparaître ne remplit pas son rôle, alors n’hésite pas à en parler si celui-ci te met mal à l’aise.
16. « La femme »
« Ma femme », ça a l’air assez décontracté, non ? Eh bien, pas si vite. Ça devient irrespectueux quand ce terme remplace avec dédain ton vrai nom. S’il dit « Je dois voir ça avec ma femme » en levant les yeux au ciel, il ne fait que te faire passer pour un fardeau. Tu n’es pas un appareil ménager chargé de gérer l’emploi du temps ; tu es sa compagne !
17. « Fougueuse »
On utilise souvent le terme « fougueuse » pour toutes sortes de raisons : quand une femme est passionnée, affirmée ou qu’elle refuse de se laisser balader. Si tu dénonces une injustice et qu’il te répond : « Tu es tellement fougueuse », il réduit un sujet sérieux à une petite mise en scène mignonne. Les opinions bien arrêtées n’ont pas besoin d’être édulcorées en un petit surnom, et il devrait le savoir !
18. « La vieille bouillette »
Ah, le grand classique de la « vieille bouille de fer ». Bien sûr, on continue de le présenter comme de l’humour classique, mais pas dans le monde d’aujourd’hui. Ça donne simplement l’impression que s’engager est une punition. Aucun partenaire ne devrait te décrire comme un obstacle qu’il traîne derrière lui.
19. « Large »
Ce qui est triste dans ce cas-là, c’est que tu serais surpris de voir combien de mecs l’utilisent encore. Ils ont beau faire passer le mot « broad » pour de l’humour à l’ancienne, ça reste une expression grossière et méprisante. Comme je l’ai déjà dit, ce n’est pas parce qu’il le dit avec un sourire que ce langage d’antan est forcément inoffensif.
20. « Chéri »
Ne vous méprenez pas : « chérie » peut être adorable quand c’est sincère ! Mais seulement quand c’est sincère. Ça tourne vite au vinaigre quand c’est dit sur un ton condescendant. Quand il dit quelque chose comme « Calme-toi, chérie, tu exagères », il ne te réconforte pas ; il déguise son mépris sous un mot plus doux.