20 choses que font les adultes qui n’ont jamais eu le droit d’être difficiles quand ils étaient enfants
Certains adultes ont appris très tôt qu’il était plus sûr de se montrer conciliant que d’être honnête. Ils sont devenus experts dans l’art de jauger l’ambiance, de modérer leurs besoins et de veiller à ce que personne n’ait à subir toute la force de leurs émotions. Ce qui ressemblait à de la maturité n’était souvent qu’un entraînement à s’effacer subtilement, de manière acceptable. Des années plus tard, ces vieilles habitudes peuvent encore refaire surface dans des situations banales, qu’il s’agisse de choisir un restaurant ou de répondre à un simple SMS. Voici 20 comportements que les adultes adoptent souvent lorsqu’on ne leur a jamais permis d’être difficiles dans leur enfance.
1. Ils s'excusent d'avoir des besoins tout à fait normaux
Ils s’excusent d’avoir faim, d’être fatigués, désorientés ou indisponibles, comme si le fait d’avoir des limites était un échec personnel. Même une petite demande peut leur sembler une interruption qu’ils doivent justifier. Ils ne se rendent peut-être pas compte à quel point ils se rabaissent souvent avant même qu’on ne leur demande de le faire.
2. Ils expliquent à outrance des décisions simples
Un simple « Non, merci » se transforme en une véritable déclaration devant un tribunal. On y ajoute du contexte, des arguments à l’appui et une touche d’empathie au cas où l’autre personne serait déçue. Cette habitude vient du fait d’avoir appris que les décisions n’étaient acceptables que si elles étaient suffisamment bien défendues.
3. Ils disent « oui » trop vite
Ils acceptent avant même de vérifier s’ils en ont l’énergie, le temps ou vraiment envie. Sur le moment, dire « oui » semble plus sûr, car cela permet de préserver une bonne ambiance et évite que quelqu’un ne s’y oppose. Le regret vient généralement plus tard, lorsqu’ils se retrouvent seuls face à un engagement qu’ils n’ont jamais vraiment souhaité.
4. Ils surveillent l'humeur de tout le monde
Ils remarquent un soupir, un changement de ton ou une porte de placard qui claque un peu trop fort. Leur cerveau commence à résoudre le problème avant même que quiconque n’ait expliqué de quoi il s’agit. Cela peut ressembler à de l’empathie, mais il s’agit souvent, en réalité, d’un système nerveux conditionné à prévenir les ennuis.
5. Ils ont du mal à choisir ce qu'ils veulent
Quand on leur demande « Qu’est-ce que tu veux ? », cela peut les paralyser. Ils sont tellement habitués à choisir ce qui pose le moins de problèmes qu’ils ne savent pas toujours immédiatement ce qu’ils préfèrent vraiment. Avec le temps, ils doivent réapprendre à identifier ce qu’ils aiment, à l’exprimer à voix haute et à avoir confiance dans le fait qu’ils en ont le droit.
6. Ils gardent leurs malaises pour eux
Ils supportent la pièce glaciale, la plaisanterie blessante ou le projet qui ne leur convient pas. Prendre la parole leur semble exagéré, même lorsque leur demande est tout à fait raisonnable. Ils ont appris qu’il valait mieux endurer ce malaise plutôt que d’affronter la réaction que cela pourrait provoquer.
7. Ils se sentent coupables quand les autres leur viennent en aide
L’aide peut être perçue moins comme une marque d’attention que comme une dette. Ces personnes peuvent se précipiter pour prouver qu’elles sont reconnaissantes, utiles ou qu’elles ne sont pas trop encombrantes. Il leur est difficile d’accepter de l’aide sans rien donner en retour, car leur enfance leur a appris que le fait d’avoir besoin d’aide faisait d’elles un fardeau.
8. Ils endossent le rôle de pacificateurs
Ils désamorcent les situations délicates, adoucissent les propos acerbes et s’efforcent d’éviter que les tensions ne dégénèrent. Leur sang-froid peut être impressionnant, mais il peut aussi être épuisant. Être celui qui fait preuve de raison a peut-être d’abord été un moyen de survie, et non un trait de caractère.
9. Ils refoulent leur colère jusqu’à ce qu’elle finisse par éclater
La colère peut sembler dangereuse, grossière ou contraire à leur nature, alors ils la refoulent jusqu’à ce qu’elle finisse par s’exprimer de manière détournée. Elle peut se manifester par du sarcasme, de la froideur, des larmes ou une irritation soudaine face à une broutille. Le véritable problème est généralement plus ancien et plus grave que le moment qui l’a finalement déclenché.
10. Ils essaient de ne pas demander trop d'attention
Ils se vantent d’être flexibles, faciles à vivre et de s’adapter à tout. Parfois, ils font vraiment preuve d’adaptabilité, mais parfois, ils ont simplement peur de prendre de la place. Cette attitude « sans prise de tête » devient un masque lorsqu’elle leur fait perdre leur sincérité.
11. Ils répètent leurs conversations à l'avance
Avant d’aborder un sujet sérieux, ils évaluent mentalement chaque phrase en termes de ton, de moment choisi et de conséquences possibles. Ils imaginent les réactions de leur interlocuteur et prévoient des solutions pour atténuer l’impact de chacune d’entre elles. Ce qui ressemble à de la prévenance peut en réalité cacher la crainte d’être mal compris ou sanctionné.
12. Ils se figent quand quelqu'un est en colère contre eux
Une critique peut sembler plus grave qu’elle ne l’est en réalité. Leur corps peut réagir comme si l’amour, la sécurité ou le sentiment d’appartenance étaient en jeu. Même une remarque formulée calmement peut les pousser à chercher le moyen le plus rapide de réparer, de faire plaisir ou de disparaître.
13. Ils minimisent leurs réussites
Ils évoquent les bonnes nouvelles avec prudence, puis s’empressent d’en minimiser l’importance. Ils ne veulent pas paraître arrogants, en manque d’affection ou avides d’attention. Au fil du temps, ils ont appris que le fait d’être mis à l’honneur pouvait mettre les autres mal à l’aise.
14. Ils évitent de poser des questions complémentaires
S’ils ne comprennent pas quelque chose, ils peuvent faire semblant de comprendre. Poser à nouveau la question peut leur donner l’impression de ralentir tout le monde ou de passer pour des personnes difficiles. Cette habitude peut compliquer leur vie d’adulte, surtout dans des situations où une communication claire aurait été utile à tout le monde.
15. Ils se sentent responsables des sentiments des autres
Si quelqu’un est déçu, fatigué, taciturne ou irrité, cette personne part du principe que c’est de sa faute ou qu’elle doit y remédier. Elle peut se retrouver à assumer un fardeau émotionnel qui ne lui a jamais été confié. Cela lui semble naturel, car on lui a appris à considérer les humeurs des autres comme relevant de sa responsabilité.
16. Ils ne se sentent pas à l'aise lorsqu'ils doivent être directs
La franchise peut paraître dure, même lorsqu’elle est bienveillante. Il arrive qu’ils enrobent la vérité d’une telle douceur que le message en devient presque inaudible. Être clair demande de l’entraînement, surtout quand l’enfance leur a appris que l’honnêteté pouvait être confondue avec de l’arrogance.
17. Ils ont du mal à se reposer sans avoir mérité ce repos
Le repos leur semble suspect tant que toutes les tâches ne sont pas accomplies et que tout le monde va bien. Ils risquent de considérer la détente comme une autre chose qu’ils doivent mériter. Ne rien faire peut susciter un sentiment de culpabilité, car se rendre utile était autrefois l’un des moyens les plus sûrs de se sentir intégré.
18. Ils se sentent rejetés partout
Un message tardif, une réponse laconique ou un changement de programme peuvent leur donner l’impression qu’ils ont fait quelque chose de mal. Leur imagination comble rapidement les lacunes, et rarement en leur faveur. C’est ce qui arrive quand l’approbation a un jour semblé conditionnelle et facile à perdre.
19. Ils deviennent très doués pour déceler l'ambiance
Ils savent quand plaisanter, quand se taire, quand partir et quand se rendre utiles. Cette aptitude peut les aider sur le plan social, mais elle peut aussi les empêcher d’être pleinement présents. Savoir « sentir l’ambiance » devient une expérience solitaire lorsqu’ils ne se demandent jamais si l’ambiance leur renvoie quelque chose en retour.
20. Ils ont besoin d'une permission pour être eux-mêmes
Ils attendent peut-être que quelqu’un d’autre leur dise qu’il est normal d’être fatigué, triste, en colère, désorganisé ou indécis. Au fond d’eux-mêmes, ils sont encore en train de se défaire de l’idée que l’amour dépend de la facilité. Le travail de l’adulte ne consiste pas à se rendre difficile pour le simple plaisir de l’être, mais à faire preuve d’assez d’honnêteté pour enfin se laisser connaître.