20 raisons pour lesquelles les milléniaux et la génération Z s’affrontent sur le lieu de travail
Les milléniaux et la Génération Z sont souvent plus proches en âge que ne le laissent entendre les débats sur le lieu de travail, mais ils ont fait leurs débuts dans la vie professionnelle dans des conditions très différentes. Les milléniaux ont été marqués par les récessions, l’endettement étudiant et l’essor d’un travail numérique « toujours connecté », tandis que la Génération Z a fait son entrée à l’ère du télétravail, des débats publics sur le burn-out et d’une volonté plus forte de fixer des limites. Cet écart peut créer des tensions autour de la communication, de la flexibilité, de la loyauté et de ce à quoi est censé ressembler un « bon employé ». Voici 20 raisons pour lesquelles les milléniaux s’affrontent avec la génération Z sur le lieu de travail
1. Ils ont une conception différente du professionnalisme
Les milléniaux ont souvent appris que le professionnalisme consistait à se montrer soigné, disponible et attentif au ton employé, notamment dans les e-mails et lors des réunions. La génération Z a davantage tendance à considérer que le professionnalisme réside dans la clarté, la franchise et l’authenticité, même si le ton utilisé peut paraître décontracté.
2. Ils ne sont pas d'accord sur la question de la loyauté au travail
De nombreux milléniaux ont intégré le monde du travail en pensant qu’ils devaient faire leurs preuves par un engagement à long terme, surtout après avoir constaté le resserrement du marché de l’emploi lors de crises économiques majeures. La génération Z a vu les licenciements, les activités complémentaires et les réorientations professionnelles être considérés comme normaux ; elle n’accorde donc peut-être pas la même importance au fait de rester au même poste.
3. Les styles de communication peuvent sembler incompatibles
Les milléniaux ont souvent recours à des messages plus longs pour adoucir leurs demandes, apporter du contexte et éviter de paraître impolis. La génération Z a tendance à préférer une communication plus concise et plus directe, notamment dans les discussions en ligne ou sur les outils de gestion de projet.
4. Ils gèrent les retours d'expérience de différentes manières
Les milléniaux sont habitués aux évaluations formelles, aux entretiens avec leur responsable et à une formulation prudente des critiques. La génération Z s’attend souvent à ce que les retours soient plus rapides, plus précis et plus faciles à mettre en pratique immédiatement.
5. Le télétravail a bouleversé les règles
Les milléniaux se souviennent souvent de l’époque où le fait d’être présent à son bureau comptait davantage, même si, techniquement, le travail pouvait être effectué ailleurs. La génération Z a commencé à travailler alors que le télétravail ou les modes de travail hybrides étaient déjà courants dans de nombreux secteurs ; elle peut donc considérer que le lieu de travail est moins lié à la performance. Cette différence peut transformer une simple préférence en matière d’horaires en un débat de fond sur les valeurs.
6. Les limites ont des significations différentes
La génération Y a contribué à banaliser les discussions sur le burn-out, mais beaucoup ont tout de même intériorisé l’idée que dire « oui » était un signe d’engagement. La génération Z a davantage tendance à fixer des limites dès le départ, qu’il s’agisse de se déconnecter à l’heure ou de remettre en question les tâches de dernière minute.
7. Ils ne sont pas toujours d'accord sur la « culture du travail acharné »
De nombreux milléniaux ont grandi à une époque où les projets parallèles, le réseautage incessant et les heures supplémentaires étaient considérés comme des signes d’ambition. La génération Z a davantage tendance à se demander si ce genre de rythme effréné mène réellement à la stabilité ou s’il ne fait que mener à l’épuisement.
8. Les attentes en matière de technologie ne sont pas les mêmes
Ces deux générations sont à l’ère du numérique, mais elles n’utilisent pas toujours la technologie de la même manière. Les milléniaux ont souvent dû s’adapter pour passer des anciens systèmes professionnels à des outils plus récents, tandis que la Génération Z s’attend à des plateformes plus épurées, des processus plus rapides et moins d’étapes superflues.
9. Les réunions sont souvent un terrain d'affrontement
Les milléniaux peuvent considérer les réunions comme des moments indispensables pour se mettre d’accord, tisser des liens et s’assurer que tout le monde est sur la même longueur d’onde. La Génération Z, quant à elle, se montre souvent réticente lorsque les réunions manquent d’ordre du jour précis, de décision à prendre ou de raison d’être. Cela peut donner aux milléniaux l’impression d’être ignorés, tandis que la Génération Z a le sentiment de perdre son temps sans véritable objectif.
10. L'évolution de carrière semble moins prévisible
Les milléniaux ont souvent vu les parcours professionnels traditionnels perdre de leur fiabilité, mais beaucoup s’attendent encore à une forme ou une autre d’évolution progressive. La génération Z a tendance à s’informer plus tôt sur les salaires, les délais de promotion et les compétences nécessaires pour passer à l’étape suivante.
11. Ils ont une vision différente de la transparence salariale
La génération Z se sent généralement plus à l’aise pour aborder ouvertement les questions de salaire, d’augmentations et d’équité que ne l’étaient bon nombre de leurs collègues plus âgés au même âge. Les milléniaux sont peut-être favorables à l’égalité salariale, mais ils restent réticents à l’idée d’aborder directement les questions d’argent au travail.
12. La culture d'entreprise revêt une importance variable
Pour la génération Y, la culture d’entreprise est souvent synonyme d’un mélange de liens sociaux, de mentorat et de règles tacites qui aidaient les employés à se faire remarquer. La génération Z semble moins convaincue que les collations au bureau, les événements d’équipe ou les moments de détente informels puissent compenser la charge de travail ou les préoccupations salariales.
13. La génération Z remet plus rapidement en question les règles
On a souvent conseillé aux milléniaux de commencer par comprendre le système avant de le remettre en question, surtout au début de leur carrière. La génération Z, quant à elle, est plus encline à se demander pourquoi une règle existe si celle-ci lui semble inefficace, dépassée ou injuste.
14. Les milléniaux peuvent avoir l'impression d'être pris entre deux feux
De nombreux milléniaux occupent aujourd’hui des postes de responsables, de chefs d’équipe ou de cadres supérieurs, ce qui les place entre les attentes de la direction et les revendications des jeunes employés. Même s’ils comprennent personnellement les préoccupations de la génération Z, ils doivent néanmoins appliquer des politiques qu’ils n’ont pas élaborées.
15. Les questions sociales occupent une place de plus en plus importante au travail
La génération Z a généralement davantage tendance à attendre de ses employeurs qu’ils abordent ouvertement les questions liées aux valeurs sociales, à l’inclusion et à l’éthique. Les milléniaux peuvent eux aussi se sentir concernés par ces questions, mais certains se montrent plus réticents à les aborder dans le cadre professionnel.
16. Les préférences d'apprentissage peuvent entrer en conflit
Les milléniaux ont souvent été formés à l’aide de manuels, d’un accompagnement sur le terrain, de sessions formelles ou par essais et erreurs. La génération Z, quant à elle, s’attend davantage à disposer de ressources consultables, de courtes vidéos, d’une documentation claire et de réponses rapides lorsqu’elle en a besoin.
17. Ils abordent l'humour au travail différemment
L’humour des milléniaux au travail repose souvent sur le sarcasme, l’autodérision et la capacité à atténuer le stress grâce à des blagues. L’humour de la génération Z peut être davantage influencé par Internet, plus absurde et parfois plus difficile à décrypter si l’on ne connaît pas les références.
18. L'autorité ne s'accompagne pas des mêmes présupposés
Les milléniaux ont souvent appris à respecter les titres, l’ancienneté et la hiérarchie, même lorsqu’ils avaient des questions. La génération Z a tendance à privilégier la compétence, la transparence et un leadership respectueux plutôt que la hiérarchie en soi.
19. Ils mesurent la productivité différemment
Les milléniaux ont peut-être encore tendance à associer la productivité à la réactivité, à l’effort visible et à une disponibilité constante pendant les heures de travail. La génération Z a davantage tendance à se concentrer sur les résultats, les délais et le fait que le travail soit réellement accompli.
20. Les deux groupes se sentent incompris
Les milléniaux peuvent avoir l’impression d’avoir respecté des règles professionnelles strictes pour finalement s’entendre dire que ces règles n’ont plus d’importance. La génération Z peut avoir l’impression d’être jugée pour avoir mis en lumière des problèmes qui existaient déjà.