La plupart des problèmes de mobilité ne se manifestent pas par des douleurs. Ils se traduisent par de petits contournements, de minuscules compromis que l’on intègre à son quotidien sans même s’en rendre compte. Vous vous étirez tout le torse pour atteindre l’étagère du haut au lieu de simplement tendre le bras, ou vous évitez une randonnée que vous adoriez autrefois parce que vos chevilles vous font mal sur un sol irrégulier. Rien de tout cela ne semble être un véritable problème jusqu’au jour où cela en devient bel et bien un. Voici 20 petits problèmes de mobilité que les gens ont tendance à négliger bien trop longtemps.
1. Chevilles raides
On ne se rend pas compte de l’importance de la mobilité de la cheville tant qu’on ne s’accroupit pas pour attraper quelque chose sur une étagère basse et que nos talons ne se soulèvent pas du sol sans qu’on le veuille. Cette amplitude perdue est alors compensée par les genoux et le bas du dos, et la plupart des gens se contentent de mettre cela sur le compte du fait qu’ils « ne sont plus aussi souples ».
2. Épaules arrondies
Après des années passées penché sur un ordinateur portable, vos épaules se voûtent vers l’avant jusqu’à ce que cela devienne votre posture naturelle, et non plus simplement une habitude que vous prenez. Se tenir droit commence alors à vous sembler étrangement difficile, comme si vous deviez lutter contre votre propre corps juste pour avoir l’air normal.
3. Faible force de préhension
La force de préhension s’affaiblit insidieusement si vos journées consistent davantage à taper au clavier qu’à porter ou à escalader quoi que ce soit de plus lourd qu’une tasse à café. Vous le remarquez d’abord avec les couvercles de bocaux, ou lors d’une poignée de main qui, autrefois, semblait ferme et qui semble désormais un peu timide.
4. Mauvaise rotation de la hanche
Vérifier votre angle mort en sortant d’une place de parking en marche arrière en dit long sur vos hanches si vous devez faire pivoter tout votre torse parce que celles-ci ne tournent pas suffisamment d’elles-mêmes. Cette raideur se manifeste rarement de manière évidente ; elle ne fait que réduire la liste des choses que vous êtes prêt à essayer.
5. Posture de la tête penchée vers l'avant
Cette légère inclinaison vers l’avant, due à des années passées à baisser la tête pour regarder son téléphone, fait peser un poids réel sur votre cou et le haut de votre dos, ce qui représente parfois une tension supplémentaire de dix ou vingt livres. Ce phénomène s’installe si progressivement que vous finissez par vous y habituer, jusqu’au moment où un masseur appuie sur le haut de vos trapèzes et que vous sursautez.
6. Flexeurs de la hanche tendus
Rester assis huit heures par jour provoque un raccourcissement des muscles situés à l’avant de la hanche, et le fait de se lever ensuite ne suffit pas à corriger ce problème. Vous le ressentez sous la forme d’une raideur inhabituelle lors d’une fente, ou d’une tension dans le bas du dos sans cause apparente.
7. Rotation thoracique limitée
Lorsque vous vous retournez pour regarder derrière vous en faisant marche arrière en voiture, vous pouvez vous rendre compte que le haut de votre dos ne pivote plus comme avant. On a tendance à mettre cela sur le compte du cou ou des épaules, alors que le véritable coupable est le milieu du dos, qui a perdu sa capacité à pivoter après des années passées en position assise immobile.
8. Faiblesse des fessiers
La faiblesse des fessiers se manifeste rarement de manière directe ; elle se traduit plutôt par des douleurs au genou, des tensions dans le dos ou une fatigue inhabituelle lorsqu’on monte les escaliers. Rester assis toute la journée les « met hors service », et ils restent inactifs à moins qu’un stimulus ne les réactive activement.
9. Mauvais équilibre sur une jambe
Avant, se tenir en équilibre sur une jambe pour enfiler une chaussette, ça se faisait tout seul ; puis un jour, on se surprend à s’agripper au mur sans même s’en rendre compte. L’équilibre est l’une des premières capacités à se dégrader avec l’âge, et l’une des dernières que l’on pense à entraîner délibérément.
10. Mollets tendus
Des mollets tendus se traduisent par des douleurs au talon le matin, ou par une sensation de résistance lorsque l’on essaie de s’accroupir en gardant les talons à plat sur le sol. Les coureurs le remarquent, mais de nombreuses personnes qui ne courent jamais souffrent de la même tension due à des années passées à porter des chaussures rigides.
11. Mobilité réduite du poignet
Après des années passées à taper au clavier, les poignets sont plus raides que la plupart des gens ne le pensent, surtout lorsqu’il s’agit de les plier vers l’arrière pour supporter un poids important. La douleur est rarement suffisamment intense pour qu’on s’en préoccupe, jusqu’au moment où c’est justement cette articulation qui doit vous permettre de vous rattraper en cas de chute.
12. Respiration superficielle
La plupart des adultes respirent par le haut de la poitrine plutôt qu’avec le diaphragme, une habitude qui limite imperceptiblement la quantité d’oxygène qui pénètre dans le sang à chaque inspiration. Ce phénomène est lié au stress et à la posture autant qu’à des facteurs physiques, et presque personne n’y remédie tant qu’un médecin ne le signale pas explicitement.
13. Raideur du gros orteil
Le gros orteil a besoin d’une bonne amplitude de mouvement pour marcher et prendre appui normalement, et toute raideur à ce niveau modifie la façon dont l’ensemble du pied et de la jambe absorbe les chocs. La plupart des gens n’y pensent jamais jusqu’à ce qu’un podologue leur fasse remarquer que leur démarche s’est discrètement adaptée depuis des années.
14. Démarche irrégulière
Tout le monde a tendance à privilégier légèrement un côté, mais chez certaines personnes, ce déséquilibre s’accentue au fil des années jusqu’à se transformer en boiterie qu’elles ne remarquent tout simplement plus. Les chaussures s’usent de manière inégale et une hanche devient plus raide que l’autre, mais ce sont généralement les proches qui s’en aperçoivent avant la personne concernée.
15. Ischio-jambiers tendus
Des ischio-jambiers tendus transforment un geste aussi simple que l’action de lacer ses chaussures en une véritable négociation avec le bas du dos. Rester assis toute la journée les raccourcit, et la plupart des gens réagissent en voûtant le dos pour compenser, au lieu de s’attaquer à la source même de cette tension.
16. Adducteurs tendus
Monter dans une voiture en faisant un pas de côté, ou écarter les jambes pour ramasser quelque chose par terre, devient de plus en plus difficile à mesure que les muscles de l’intérieur des cuisses se raidissent imperceptiblement, après des années passées à marcher en ligne droite et rien d’autre. Personne ne s’en rend compte jusqu’à ce qu’un cours de yoga ou une posture avec les jambes écartées exige une amplitude de mouvement qui n’existe tout simplement plus.
17. Tension du tractus ilio-tibial
Descendre un long escalier peut provoquer une douleur étrange à l’extérieur du genou, que la plupart des gens attribuent à l’articulation elle-même plutôt qu’au faisceau de tissus qui s’étend sur toute la longueur de la cuisse. Ce faisceau se raidit progressivement au fil des heures passées en position assise, et il faut généralement une blessure liée à la course à pied pour que l’on remonte à la source réelle de la douleur.
18. Faible amplitude de mouvement vers le haut
Le fait de lever le bras tendu au-dessus de la tête, près de l’oreille, en dit long sur l’état de santé de l’épaule, et de nombreux adultes ne parviennent pas à le faire sans cambrer le bas du dos pour compenser. La plupart des gens ne testent jamais cela exprès ; ils cessent simplement, sans y prêter attention, d’essayer d’atteindre l’étagère du haut.
19. Muscles dorsaux tendus
Des muscles grands dorsaux tendus limitent l’amplitude des mouvements au-dessus de la tête, ce qui est presque toujours attribué à l’épaule, alors que la véritable restriction se situe le long du flanc du dos. C’est le genre de tension qui passe inaperçue, car elle ne se traduit jamais vraiment par une douleur.
20. Un tronc faible
Un tronc affaibli ne se manifeste généralement pas directement par un sentiment de faiblesse ; il se traduit plutôt par une douleur au dos lorsque l’on éternue de travers, ou par un léger vacillement en se levant d’une chaise basse, ce qui n’arrivait pas il y a quelques années. C’est souvent la dernière chose à laquelle on pense, surtout parce que cela ne se manifeste pas de la même manière qu’une courbature.