10 signes qui montrent que vous êtes trop dur(e) avec vous-même et 10 stratégies pour vous adoucir
Être attentionné, motivé et responsable n’est pas une mauvaise chose, mais il arrive un moment où l’autodiscipline se transforme en autocritique sous un habillage plus flatteur. Vous pensez peut-être que vous ne faites que vous pousser à vous améliorer, alors qu’en réalité, vous vous imposez des normes que vous n’exigeriez jamais d’une personne qui vous est chère. Être trop dur avec soi-même peut donner l’impression que les erreurs banales sont énormes, vous faire ressentir de la culpabilité et donner l’impression que le succès est étrangement éphémère. Le but n’est pas de cesser de se soucier de soi, mais de le faire d’une manière qui ne vous laisse pas émotionnellement meurtri par votre propre voix intérieure. Voici 10 signes qui indiquent que vous êtes trop dur avec vous-même et 10 stratégies pour adoucir cette attitude.
1. Tu repenses à tes erreurs pendant des jours
Vous êtes peut-être trop dur(e) avec vous-même si une petite erreur se transforme en un festival de cinéma mental pour lequel vous n’avez jamais acheté de billets. Au lieu de tirer les leçons de ce qui s’est passé et d’aller de l’avant, vous ne cessez de repasser en boucle ce moment gênant, ce détail qui vous a échappé ou ce mauvais choix. Le problème, c’est que cette répétition finit par ressembler à une responsabilité, même lorsqu’elle ne vous aide plus.
2. Les compliments te mettent mal à l'aise
Quand quelqu’un vous fait un compliment, votre premier réflexe peut être de le minimiser, de le relativiser ou d’expliquer pourquoi ce n’était pas si impressionnant que ça. Vous pourriez dire : « Ce n’était rien », même si cela a clairement demandé des efforts, du savoir-faire ou du courage. Cela peut devenir une habitude, car accepter la gentillesse d’autrui nous fait nous sentir étrangement vulnérables.
3. Vous considérez le repos comme de la paresse
Le repos peut vous sembler suspect, surtout quand il y a encore des choses que vous pourriez faire. Il vous arrive peut-être de vous asseoir et de penser immédiatement aux tâches ménagères, aux e-mails, à vos objectifs ou à tout ce que vous avez en retard. Cet état d’esprit donne l’impression que le repos est une récompense qu’il faut mériter, plutôt qu’un besoin humain fondamental.
4. Tu t'excuses d'exister
Certaines personnes s’excusent lorsqu’elles commettent une erreur, tandis que d’autres s’excusent simplement parce qu’elles ont besoin d’espace, posent une question, prennent leur temps ou éprouvent un sentiment tout à fait normal. Si le mot « désolé » vous échappe avant même que vous ne sachiez ce que vous avez fait de mal, c’est peut-être que vous assumez trop de responsabilités pour que tout le monde se sente à l’aise. Le fait de s’excuser sans cesse peut donner l’impression que vos besoins ne sont que des interruptions.
5. Vous changez les règles du jeu après chaque victoire
Il peut vous arriver d’atteindre une étape importante et de décider immédiatement qu’elle ne compte pas, car le prochain objectif vous attend déjà. Au lieu de savourer vos progrès, vous placez la barre si haut, si vite, que le succès n’a même pas le temps de s’ancrer. Cela peut donner à vos réussites un sentiment étrange de vide, même lorsque vous avez travaillé dur pour y parvenir.
6. Vous vous parlez durement
Faites attention à la façon dont vous vous parlez après un échec. Si votre voix intérieure est insultante, cruelle ou impatiente, ce n’est pas de la motivation ; c’est de la maltraitance en privé. Vous ne remarquez peut-être pas à quel point elle est dure, car vous y êtes devenu trop habitué.
7. Vous pensez que tout est de votre faute
Quand quelque chose tourne mal, vous pouvez avoir tendance à vous demander instinctivement ce que vous avez pu faire de travers, même lorsque la situation impliquait de nombreuses personnes ou de nombreux facteurs. Cela peut vous amener à vous sentir responsable d’humeurs, de résultats, de retards et de conflits dont vous n’étiez pas entièrement responsable. Il est sain de se sentir responsable, mais en faire trop devient épuisant.
8. Vous évitez d'essayer à moins d'être sûr de réussir
Si vous êtes trop dur avec vous-même, vous risquez de percevoir les nouvelles expériences comme risquées, car vous vous attendez à être immédiatement à la hauteur. Vous pourriez alors éviter les cours, les loisirs, les conversations ou les occasions qui se présentent, à moins d’être certain de pouvoir faire bonne impression dès le départ. Cela vous évite certes l’embarras, mais vous empêche également de progresser.
9. Tu compares ta vie réelle aux moments forts que tout le monde met en avant
Il vous arrive peut-être de comparer votre vie quotidienne, désordonnée et méconnue, à l’image soignée que d’autres donnent d’eux-mêmes en public. Les réseaux sociaux peuvent aggraver ce phénomène, car les gens publient souvent des photos de leurs vacances, de leur promotion, de leurs tenues ou de moments de vie de couple, sans montrer la fatigue qui se cache derrière. Si ces comparaisons vous donnent l’impression d’être à la traîne, il serait peut-être utile de remettre en question ces apparences.
10. Vous vous sentez coupable de demander de l'aide
Si demander de l’aide vous semble être un signe de faiblesse, c’est peut-être que vous vous imposez un niveau d’indépendance impossible à atteindre. Vous attendez peut-être d’être submergé(e) pour admettre que vous avez besoin d’aide. En réalité, même les personnes compétentes ont besoin des autres.
Maintenant que nous avons abordé les signes indiquant que vous êtes trop dur(e) avec vous-même, parlons des stratégies à adopter pour vous montrer plus indulgent(e).
1. Parlez-vous comme vous le feriez à quelqu'un que vous aimez
Une façon simple d’adopter un ton plus indulgent consiste à vous demander si vous parleriez à un ami de la même manière que vous vous parlez à vous-même. Si la réponse est « absolument pas », c’est une information utile. Vous n’avez pas besoin de vous flatter ; il vous suffit simplement d’arrêter de vous critiquer.
2. Transformer les erreurs en informations
Au lieu de considérer les erreurs comme la preuve que quelque chose ne va pas chez vous, voyez-les plutôt comme des indications sur ce qu’il faut améliorer. Une erreur peut vous indiquer que vous avez besoin de plus de temps, de meilleures instructions, de limites plus claires ou de plus d’entraînement. C’est bien plus utile que de transformer une simple erreur en un test de caractère.
3. Entraînez-vous à accepter les compliments
Quand quelqu’un vous fait un compliment, essayez de répondre « Merci », puis arrêtez-vous là. Accepter un compliment ne signifie pas que vous êtes arrogant ; cela signifie simplement que vous êtes prêt à laisser une parole aimable faire son effet sans la repousser immédiatement.
4. Prévoyez des moments de repos dans votre programme
Si vous ne vous reposez qu’une fois que tout est terminé, vous risquez de ne jamais vraiment en profiter. Essayez d’intégrer la récupération à votre emploi du temps, au même titre qu’une réunion, un rendez-vous ou une échéance. Cela vous aidera à habituer votre esprit à considérer le repos comme un élément indispensable à votre bon fonctionnement, plutôt que comme le signe que vous prenez du retard.
5. Indiquez la norme à laquelle vous vous conformez
Lorsque vous avez l’impression d’échouer, demandez-vous quel critère vous utilisez. Est-il réaliste, juste, d’actualité, ou bien repose-t-il sur ce que vous attendriez d’une autre personne dans la même situation ? Parfois, ce critère semble raisonnable jusqu’à ce que vous le formuliez à voix haute.
6. Distinguer la responsabilité du contrôle
Vous pouvez assumer la responsabilité de vos actes sans pour autant être responsable de toutes les conséquences. Les choix des autres, le moment choisi, les ressources disponibles, la chance et les circonstances jouent également un rôle. Cette distinction peut vous aider à ne plus avoir tendance à vous reprocher tout ce qui ne se passe pas comme prévu.
7. Essayez de vous mettre volontairement dans la peau d'un débutant
Choisissez une activité sans trop d’enjeux, où vous avez le droit de vous montrer maladroit au début. Ça peut être le dessin, la danse, la cuisine, un sport, une application d’apprentissage des langues, ou n’importe quoi qui vous rappelle qu’il est normal d’avoir l’air maladroit quand on apprend. Se mettre dans la peau d’un débutant aide à relâcher le perfectionnisme, car cela redonne à l’imperfection son caractère normal.
8. Suivre les progrès, pas seulement les résultats
Les résultats comptent, mais ce ne sont pas les seuls éléments qui méritent d’être pris en compte. Vous pouvez suivre vos efforts, votre régularité, votre courage, votre honnêteté, votre récupération ou encore les petites améliorations qui, autrement, passeraient inaperçues. Cela aide votre cerveau à percevoir une progression là où il ne voyait auparavant qu’un travail inachevé.
9. Demandez de l'aide avant d'en arriver au point de ne plus savoir quoi faire
Être plus indulgent envers soi-même, c’est notamment accepter l’aide des autres plus tôt. Vous pouvez demander des conseils, des paroles rassurantes, un retour d’expérience ou un soutien concret avant que tout ne devienne urgent. Cela ne fait pas de vous quelqu’un de dépendant ; cela vous permet simplement d’être mieux soutenu.
10. Acceptez parfois que « c’est assez bien »
Tout dans votre vie ne nécessite pas que vous y mettiez toute votre énergie. Certains e-mails, tâches ménagères, courses, repas, séances de sport et décisions peuvent très bien être acceptables sans pour autant devenir des projets d’excellence personnelle. Se contenter de « assez bien » n’est pas synonyme d’abandon.