Vous savez, plus on y réfléchit, plus on se rend compte à quel point les hommes sont souvent laissés pour compte lorsqu’il s’agit précisément de ce que la société attend d’eux : stabilité émotionnelle, gentillesse, compliments, pression sociale… la liste est longue. Les hommes ne réclament pas une vague de compassion, mais beaucoup d’entre eux en ont assez de voir les règles changer sans cesse. C’est pourquoi nous avons passé en revue certains des doubles standards les plus flagrants dont les hommes ne peuvent plus voir la couleur.
1. On encourage la vulnérabilité jusqu'à ce qu'elle se manifeste
On dit souvent aux hommes de s’ouvrir davantage, d’exprimer leurs sentiments avec franchise, mais lorsque certains d’entre eux le font réellement, cela met les gens mal à l’aise. Pire encore, on peut même leur répondre avec dédain ou leur témoigner soudainement moins de respect. Ce double message ne favorise pas la confiance, et on ne peut pas reprocher aux hommes de s’en rendre compte.
2. La confiance en soi est séduisante, sauf chez les hommes
Une femme sûre d’elle est souvent félicitée pour connaître sa valeur et savoir s’imposer (comme il se doit). Un homme sûr de lui, en revanche, peut être qualifié d’arrogant, même s’il fait preuve du même sang-froid. Au bout d’un certain temps, on a l’impression que la confiance en soi n’est acceptable que pour un seul camp.
3. Payer, c'est dépassé, sauf quand la facture arrive
Dans le monde des rencontres d’aujourd’hui, on vante haut et fort l’égalité… jusqu’à ce que l’addition arrive. On attend toujours de nombreux hommes qu’ils paient par défaut, et s’ils ne le font pas, cela est généralement perçu comme un défaut de caractère plutôt que comme un simple choix personnel. On ne peut pas qualifier quelque chose à la fois de démodé et d’obligatoire !
4. On attend de nous qu'on soit forts, mais on ne considère jamais que cela peut être épuisant
On attribue souvent aux hommes le rôle de pilier, de protecteur et de lion qui garde son sang-froid en toutes circonstances. On oublie cependant que le fait d’être toujours fiable peut être épuisant d’une manière que l’on ne reconnaît pas. Si l’on n’autorise quelqu’un qu’à être fort, on ne le traite pas vraiment comme une personne à part entière.
5. Le mouvement « body positivity » a ses limites
Les gens s’insurgent à juste titre contre les remarques cruelles sur le corps des femmes, et c’est une bonne chose ! Mais on ne retrouve pas le même élan lorsqu’il s’agit de promouvoir l’acceptation du corps masculin. Les blagues sur la taille, la perte de cheveux ou l’anatomie sont encore trop souvent considérées comme un divertissement anodin.
6. Le désir de réussir professionnellement est vague
Chez les femmes, l’ambition est généralement considérée comme une qualité admirable et source d’autonomie, ce qui est tout à fait justifié ! Chez les hommes, en revanche, elle est souvent perçue comme un signe de froideur émotionnelle ou d’obsession pour le statut social, avant même que l’on se demande ce qui la motive.
7. Se montrer prudent avec les enfants, ça passe pour bizarre
La société adore dire aux hommes qu’ils devraient s’impliquer davantage auprès des enfants… jusqu’à ce qu’elle leur jette des regards en coin lorsqu’ils le font réellement. Un homme qui s’occupe réellement des enfants peut encore être regardé avec plus de méfiance qu’une femme qui fait exactement la même chose, et cette contradiction ne fait que sanctionner un comportement exemplaire.
8. On reproche à quelqu’un son réserve jusqu’à ce qu’il se montre trop expansif
On dit souvent à un homme discret qu’il doit mieux communiquer et cesser d’être si difficile à cerner. Alors, il se confie un peu plus. Mais s’il se montre plus expressif, il y a de fortes chances que les gens trouvent qu’il en fait trop. On ne peut pas tout avoir, les amis !
9. Les normes, c'est bien, sauf quand ce sont les hommes qui en ont
Tout le monde dit qu’on a le droit de savoir ce qu’on attend d’un partenaire, mais ce principe semble s’ébranler dès qu’un homme exprime ses préférences. Et la situation ne fait qu’empirer s’il défend ses limites ou ses critères rédhibitoires sans s’excuser.
10. La chevalerie est facultative jusqu’à ce qu’elle disparaisse
De nombreuses règles sociales, en particulier celles qui s’adressent aux hommes, trouvent leur origine dans d’anciens rôles de genre. Pourtant, lorsqu’un homme renonce aux grands gestes, aux tâches physiques ou à l’organisation, les gens réagissent toujours comme si la civilisation elle-même s’était effondrée sous leurs yeux. Si cette règle est dépassée, elle ne devrait plus ressurgir de temps à autre, selon les convenances.
11. La solitude masculine est considérée comme un échec
Lorsque les femmes parlent d’isolement, on en reconnaît le poids émotionnel et on leur répond avec empathie. Lorsque les hommes parlent de solitude, la réaction s’apparente davantage à un reproche, comme s’ils en étaient eux-mêmes responsables en raison d’un manque de caractère ou d’efforts. Cela n’incite certainement pas les hommes à s’exprimer davantage.
12. L'assertivité est perçue sous différents angles
Une femme qui fixe des limites est souvent perçue comme forte et déterminée, comme si elle prenait soin d’elle-même (ce qui est le cas). Mais lorsqu’un homme fait la même chose, on lui reproche d’être intimidant ou dominateur. Peu importe que ses arguments soient raisonnables, on le rejette tout simplement.
13. On attend des hommes qu'ils prennent les rênes, mais on se moque d'eux lorsqu'ils le font
Beaucoup de gens attendent encore des hommes qu’ils prennent l’initiative dans le domaine sentimental, qu’ils définissent la relation et qu’ils s’occupent de tout organiser. « S’il le voulait, il le ferait », comme on dit. Mais curieusement, ces mêmes efforts sont aussi parfois tournés en dérision, jugés trop entreprenants selon le public.
14. Les difficultés financières n'ont jamais disparu
On aime bien dire aujourd’hui que les relations amoureuses sont des partenariats, et à bien des égards, c’est évidemment vrai. Mais les hommes sont encore jugés assez sévèrement s’ils gagnent moins bien leur vie, s’ils ont des difficultés financières ou s’ils ne donnent pas toujours l’impression d’être stables. Imaginez un peu si les rôles étaient inversés !
15. La colère est diabolisée
Nous ne disons pas que les hommes devraient jeter de la vaisselle contre le mur, mais il ne faut pas non plus les diaboliser lorsqu’ils expriment leur mécontentement de manière saine. On traite les hommes comme si toute manifestation visible de frustration était automatiquement perçue comme une menace, alors que d’autres débordements émotionnels peuvent être excusés au nom d’un stress compréhensible. Ce n’est pas parce qu’on élève la voix qu’il y a forcément danger.
16. L'effort fourni au niveau national est considéré comme un bonus
Un homme qui cuisine, fait le ménage, gère les emplois du temps ou s’occupe des aspects pratiques liés à l’école suscite encore parfois des éloges teintés d’une surprise un peu étrange. Ce n’est pas vraiment un compliment de lui tapoter la tête pour avoir accompli des tâches ménagères élémentaires !
17. On attend une protection sans reconnaître l'existence d'un risque
Dans les moments tendus, beaucoup de gens s’attendent instinctivement à ce que les hommes prennent les devants et gèrent la situation. Le problème, c’est que cette attente ne pèse que sur eux, comme si le courage ne coûtait rien et que la peur n’entrait jamais en ligne de compte. Les hommes ressentent la peur au même titre que n’importe qui d’autre, et prétendre que le fait d’agir ainsi fait d’eux des mauviettes est d’une injustice incroyable.
18. Les compliments sont rares, mais les critiques, elles, ne le sont pas
Beaucoup d’hommes reçoivent très peu de compliments sur leur apparence, sur ce qu’ils font bien ou sur leur personnalité. Les critiques, en revanche, ne se font généralement pas attendre. Il n’est pas nécessaire de dorloter qui que ce soit, mais un peu de gentillesse sincère est toujours appréciée.
19. On demande aux hommes de respecter les limites, alors que les leurs sont mises à l'épreuve
Le respect des limites devrait être la norme pour tout le monde, y compris pour les hommes. Et pourtant, on se moque souvent du malaise d’un homme lorsqu’il refuse une marque d’affection, a besoin d’espace ou dit non. Une limite n’en est pas moins réelle simplement parce qu’elle est posée par un homme.
20. Les hommes ne peuvent pas exiger que l'on rende des comptes
De nos jours, les débats sur la responsabilité ont leur importance, et c’est tout à fait normal. Le problème, c’est que l’on confond équité et dérobade dès que des hommes soulignent que les doubles standards sont bien vivants. Revendiquer un jugement équitable n’est pas un refus d’évoluer : c’est une demande pour que les mêmes règles s’appliquent à tout le monde.