10 habitudes de la génération du baby-boom qui ont toujours leur place et 10 qui devraient disparaître
Chaque génération adopte des habitudes qui semblent immuables à l’époque, des routines si profondément ancrées qu’elles apparaissent comme du bon sens plutôt que comme des artefacts culturels. Les baby-boomers ne font pas exception. Certaines des pratiques que cette génération a normalisées se sont avérées être de véritables bonnes pratiques, le genre de choses que les plus jeunes adoptent discrètement une fois qu’ils se rendent compte que ça marche vraiment. Mais d’autres n’étaient que la façon dont on faisait les choses, confondue avec la façon dont on devrait les faire. Il y a là une distinction qui mérite d’être faite. Voici 10 habitudes qui méritent d’être conservées, et 10 qui auraient dû être abandonnées depuis longtemps.
1. Conserver des traces écrites
Il y a tout de même un intérêt à imprimer une confirmation, à noter un numéro de référence ou à conserver un dossier de reçus. Les systèmes numériques tombent parfois en panne, les boîtes de réception sont vite encombrées, et les entreprises ont cette curieuse habitude de perdre les documents qui ne leur sont pas favorables. Une petite copie papier a déjà évité à plus d’une personne un appel téléphonique très frustrant.
2. Appeler plutôt que d'envoyer un SMS pour toute question importante
Quand il s’agit d’une question importante, comme un conflit d’horaires, une conversation délicate ou une situation familiale, un coup de fil permet de clarifier les choses plus rapidement et avec moins de malentendus. Les SMS ne permettent pas de percevoir le ton, alors que c’est souvent là tout l’intérêt. Les baby-boomers avaient vu juste en décrochant le téléphone quand les enjeux étaient réels.
3. Cuisiner à la maison la plupart du temps
Cuisiner chez soi la plupart des soirs, non pas par devoir moral mais par simple habitude, revient moins cher, permet de mieux contrôler l’aspect nutritionnel et évite de dépenser quarante dollars pour un plat de pâtes que l’on aurait pu préparer en vingt minutes. L’intérêt économique de la cuisine maison n’a pas changé simplement parce que DoorDash existe. C’est toujours l’un des moyens les plus simples d’économiser de l’argent sans avoir l’impression de faire de grands sacrifices.
4. Écrire à la main
Les études l’ont démontré à maintes reprises : il ne s’agit plus d’une simple particularité générationnelle, mais d’une bonne pratique cognitive. Prendre des notes à la main, rédiger une liste de tâches ou noter un nom que l’on risque d’oublier permet de mieux retenir les informations, ce que la saisie au clavier ne permet souvent pas. Le carnet n’est pas un objet nostalgique, c’est un outil.
5. Arriver quelques minutes à l'avance
La ponctualité, en tant que valeur, est parfois considérée comme une manie, mais elle présente un intérêt bien concret. Être quelqu’un qui arrive toujours à l’heure témoigne d’une fiabilité difficile à simuler. Cela ne coûte presque rien et c’est justement les personnes à qui vous souhaitez le montrer qui le remarquent.
6. Lire l'article dans son intégralité
Les baby-boomers ont grandi dans un environnement médiatique où il n’était pas vraiment possible de se contenter de survoler les titres, et cette habitude de lire jusqu’au bout ce qu’on a commencé à lire a toujours une réelle valeur. Se forger une opinion à partir d’un article lu dans son intégralité est quelque chose de fondamentalement différent de réagir à un titre. Cette différence se reflète souvent dans la qualité de la conversation qui s’ensuit.
7. Disposer de liquidités
Pas un portefeuille bourré de billets, mais juste assez pour faire face aux situations où les paiements numériques ne fonctionnent tout simplement pas. Pannes de courant, lecteurs de cartes en panne, petits commerces qui préfèrent les espèces, parcmètres qui n’acceptent que ça : ces situations se produisent plus souvent qu’on ne le pense. Garder quelques billets de 20 euros en réserve reste une bonne habitude.
8. Envoyer des cartes de remerciement
Un SMS, c’est bien, et un e-mail fait très bien l’affaire, mais une petite lettre de remerciement envoyée après un dîner, un entretien d’embauche ou un cadeau qui compte laisse une impression qui ne se perd pas dans la masse des notifications. Cela ne prend que cinq minutes et le message passe bien mieux qu’avec n’importe quel support numérique. Ce n’est pas de la sentimentalité ; c’est simplement comprendre ce que ressentent les gens lorsqu’ils trouvent quelque chose d’inattendu dans leur boîte aux lettres.
9. Ne pas aborder la question du salaire au travail
Ce sujet fait véritablement débat, et la transparence en matière de rémunération présente de réels avantages, mais l’instinct qui nous pousse à réfléchir à ce que l’on partage dans un contexte professionnel a toujours sa raison d’être. Il est délicat de mêler argent et dynamique de groupe au travail, et l’habitude de faire preuve de discrétion n’est pas toujours une mauvaise chose, même si l’ancien tabou allait souvent trop loin. Savoir quand garder ces informations pour soi reste une compétence utile.
10. Réparer avant de remplacer
Les baby-boomers, qui ont grandi avec un revenu disponible plus modeste, ont développé un rapport pragmatique aux objets : ils recousaient une couture déchirée, resserraient une poignée qui se desserrait ou changeaient une ampoule avant de jeter purement et simplement une lampe. Aujourd’hui, on a tendance, par réflexe, à remplacer plutôt qu’à réparer, et les coûts s’accumulent sans qu’on s’en rende compte. Tout ce qui est cassé n’est pas forcément bon à jeter.
Et voici maintenant 10 habitudes qui n’ont pas bien vieilli.
1. Considérer la thérapie comme un signe de faiblesse
L’idée selon laquelle il est plus digne de souffrir en silence que d’en parler à quelqu’un a causé des dommages tangibles à travers les générations. Les soins de santé mentale font partie intégrante des soins de santé, et la réticence culturelle à leur égard, qui reste courante chez les générations plus âgées, est une habitude qui nuit véritablement au bien-être des gens. Le stoïcisme n’a jamais été aussi utile qu’il pouvait paraître vu de l’extérieur.
2. Penser qu'une poignée de main ferme en dit long
Il existe tout un mythe selon lequel la présence physique serait un indicateur fiable de la personnalité, mais cela ne tient pas la route. Juger de la compétence ou de l’intégrité d’une personne à la façon dont elle serre la main, établit un contact visuel ou se comporte dans une pièce en dit plus long sur les préjugés de celui qui évalue que sur la personne évaluée.
3. Tout imprimer
À une certaine époque, cela avait du sens, mais aujourd’hui, cela ne fait qu’encombrer les lieux, gaspiller du papier et produire des documents qui sont immédiatement obsolètes. Cette manie d’imprimer les e-mails, les itinéraires et les ordres du jour des réunions est une habitude héritée d’une autre époque technologique, que la plupart des lieux de travail ont désormais complètement dépassée. L’imprimante peut rester ; le réflexe de l’utiliser pour tout devrait disparaître.
4. Confondre le fait d'être très occupé avec la vertu
L’idée selon laquelle l’épuisement serait un signe d’importance, ou que le fait d’admettre ne pas être débordé signifierait qu’il y a quelque chose qui cloche chez soi, est une habitude qui, au fil du temps, mine insidieusement la santé et la qualité de vie. Se reposer n’est pas synonyme de paresse, et avoir un après-midi de libre n’est pas un manque d’ambition. Cette équation n’a jamais eu autant de sens qu’elle semblait en avoir, et elle a tendance à mener au burn-out bien plus sûrement qu’à des résultats.
5. Rester trop longtemps dans un mauvais emploi par loyauté
Considérer la fidélité à l’entreprise comme une voie à sens unique, où les employés restent quel que soit le traitement qui leur est réservé, en partant du principe que l’ancienneté est en soi une vertu, est une habitude qui a bien plus profité aux employeurs qu’aux travailleurs. Le marché du travail a toujours été le théâtre d’une négociation à double sens, et prétendre le contraire prive les gens d’années d’épanouissement professionnel, d’une meilleure rémunération et de conditions de travail qui leur conviennent réellement.
6. Discuter de la facture
Ces interminables tergiversations à la fin d’un repas, où tout le monde insiste pour payer et où la situation s’éternise pendant dix minutes bien gênantes, relèvent moins de la générosité que d’une mise en scène. Partager l’addition à parts égales et rentrer chez soi n’est pas impoli, et cela n’enlève rien au plaisir du repas. Chacun sait ce qu’il a commandé, et la plupart des gens sont soulagés quand quelqu’un règle la note sans faire d’histoires.
7. Penser que louer, c'est gaspiller de l'argent
L’accession à la propriété est l’une des voies menant à la stabilité financière, mais ce n’est pas la seule, et elle ne convient pas à tout le monde, quel que soit le marché immobilier ou la phase de vie. La pitié instinctive dont font l’objet les locataires, comme s’ils n’avaient tout simplement pas encore compris quelque chose, ignore à quel point l’économie du logement a radicalement changé et à quel point la location peut être une stratégie à long terme tout à fait raisonnable.
8. Donner des conseils de vie non sollicités aux plus jeunes
Il existe une forme de mentorat qui est généreuse, bienvenue et véritablement utile. Il y a aussi celle où quelqu’un accule un plus jeune lors d’une réunion de famille pour lui expliquer, sans qu’on le lui ait demandé, comment il devrait gérer sa carrière, sa vie de couple ou ses finances. Il vaut mieux abandonner cette seconde pratique, car les gens demandent généralement conseil lorsqu’ils en ont réellement besoin, et ils se souviennent très bien des moments où ils n’en ont pas demandé.
9. Confondre formalité et professionnalisme
Les codes vestimentaires, les hiérarchies rigides et les titres officiels dans des contextes informels étaient autrefois synonymes de sérieux, mais tout cela n’était souvent qu’une convention déguisée en méritocratie. Le sérieux au travail et le formalisme dans la présentation ne sont pas la même chose, et confondre les deux revient souvent à récompenser ceux qui font semblant d’être professionnels plutôt que ceux qui le sont réellement.
10. Refuser de reconnaître que la technologie s'est améliorée
Il existe une forme particulière d’attachement aux systèmes obsolètes, qu’il s’agisse d’une méthode de classement vieille de plusieurs décennies, d’un logiciel peu pratique ou d’un processus que personne n’a remis en question depuis des années, qui peut ralentir tout un foyer ou un lieu de travail. Parfois, la nouvelle méthode est véritablement plus rapide, plus efficace et plus simple, et la seule chose qui fait obstacle, c’est la réticence à l’admettre.