Être parent peut être difficile, et parfois des comportements bien intentionnés peuvent avoir un impact négatif sur les enfants. Il existe de nombreuses activités ou expressions courantes dont les parents ne se rendent pas compte qu’elles peuvent être préjudiciables, qu’il s’agisse de styles de discipline ou de la manière dont nous parlons des émotions. Voici donc 20 choses que les parents devraient éviter de faire.
1. Culpabilisation
La manipulation émotionnelle des enfants, telle que la culpabilisation, peut être très préjudiciable à leur estime de soi. En donnant aux enfants l’impression qu’ils « doivent » à leurs parents de l’amour, de l’obéissance ou des faveurs, les parents les entraînent à faire passer les sentiments des autres avant leurs propres besoins et limites. Il peut en résulter une culpabilité chronique, de l’anxiété et de mauvaises aptitudes relationnelles.
2. Mauvais mots
Les jurons constants des parents normalisent souvent un langage irrespectueux et une communication négative. Les enfants sont susceptibles de suivre ce qu’on leur enseigne à la maison. Un environnement où le langage n’est pas dangereux aide les enfants à s’exprimer avec respect et à gérer leurs émotions de manière plus positive.
3. Finir son assiette
Forcer les enfants à manger tout ce qu’il y a dans leur assiette en permanence peut nuire à leur capacité naturelle à sentir quand ils ont faim et quand ils sont rassasiés. En conséquence, les enfants apprennent à ignorer les signaux de leur corps et à manger de manière excessive, ce qui peut entraîner une relation malsaine avec la nourriture en grandissant.
4. Commentaire sur l'apparence
Les enfants à qui l’on dit souvent à quoi ils ressemblent, même de manière positive, peuvent devenir trop préoccupés par leur apparence physique et moins confiants dans leur personnalité. Cela peut conduire à plus d’insécurité, de comparaisons et au sentiment qu’ils doivent avoir une certaine apparence pour être considérés comme valables. Féliciter les enfants pour ce qu’ils ne peuvent pas changer dans leur apparence physique est un bon moyen de les mettre sur la voie du développement d’une estime de soi et d’une confiance en soi solides et durables.
5. La peur de l'échec
Crier sur un enfant parce qu’il a du mal à faire ses devoirs lui inspire de la peur et de la honte, et non de l’aide et du réconfort. L’apprentissage devient un moment de stress pour lui et il ne sera plus aussi ouvert à demander de l’aide à l’avenir. La patience calme permet d’inculquer la confiance, la résilience et une attitude positive.
6. Partage en ligne
Partager trop d’informations sur la vie d’un enfant en ligne peut avoir des conséquences négatives pour lui. Cela peut les priver de leur vie privée et les exposer à des risques qu’ils ne maîtrisent pas. Les enfants ne peuvent pas consentir à ce que leurs moments personnels soient partagés publiquement et, une fois en ligne, ces images et ces histoires peuvent être permanentes. Gardez donc cela à l’esprit la prochaine fois que vous voudrez vous défouler sur les médias sociaux.
7. Écrans
Lorsque vous êtes en public, l’utilisation d’écrans pour divertir et calmer les enfants plus âgés signifie qu’ils n’apprennent pas la patience, l’autorégulation ou la sensibilisation à l’environnement. Il est bon d’avoir des choses qui les occupent, mais il n’est pas nécessaire que chaque instant soit rempli d’activités. Les enfants qui sont continuellement stimulés par des appareils s’habituent à ce que les divertissements soient à portée de main et n’apprennent pas à être seuls avec leurs pensées.
8. Forcer les câlins et les baisers
Obliger un enfant à prendre dans ses bras ou à embrasser quelqu’un qu’il ne veut pas peut nuire à son autonomie et à la définition de ses limites. Il peut se sentir dépossédé de son pouvoir et avoir l’impression que son confort et son consentement n’ont pas d’importance. Encourager un enfant à dire non et respecter son choix l’aide à développer des limites saines et à se sentir en sécurité dans ses décisions.
9. Les effrayer
En disant à un enfant « Attends que ton père rentre à la maison », on l’incite à craindre et à redouter un parent au lieu de le respecter. Cette déclaration peut ruiner la relation parent-enfant, car le parent apparaît comme un « mauvais flic » au lieu d’être un lieu sûr vers lequel se tourner pour obtenir du soutien. La discipline est plus efficace au moment de l’infraction, et non lorsqu’il s’agit de créer un climat de peur à l’égard d’un parent.
10. La colère face à l'effondrement
Faire honte à un tout-petit ou le punir lorsqu’il fait une crise est préjudiciable à son développement émotionnel. Les crises de colère font partie de l’expérience normale de l’enfant qui apprend à gérer ses émotions. Le jugement au lieu de la patience peut faire en sorte que les enfants ne se sentent pas en sécurité lorsqu’ils expriment leurs émotions, et le fait d’être soutenu pendant les crises de colère renforce la régulation émotionnelle et la confiance.
11. Surprotection
La surprotection peut être néfaste pour les enfants. Lorsqu’ils sont surprotégés, ils n’apprennent pas à être indépendants ou à prendre des décisions. Les enfants surprotégés essaient souvent de faire des choses malsaines ou dangereuses lorsqu’ils sont plus âgés, juste pour se sentir indépendants. En laissant vos enfants relever des défis adaptés à leur âge, vous renforcez leur confiance en eux, leur sens des responsabilités et leur résilience.
12. Ne soyez pas si dramatique
Le fait de rejeter ou de minimiser les sentiments d’un enfant lui apprend que ses émotions ne sont pas importantes ou qu’elles ne sont pas valables. Cela peut amener l’enfant à cacher ses difficultés, à douter de lui-même et à se sentir seul au moment où il a le plus besoin de soutien. Valider les émotions, même s’il s’agit de petites choses, aide les enfants à développer la confiance, la résilience et une expression saine.
13. Formation
Considérer les enfants comme des êtres qui doivent être contrôlés et non comme des êtres humains avec leur propre façon de penser et de ressentir peut être préjudiciable. Ce type d’éducation peut étouffer leur indépendance et leur créativité, les laissant perplexes quant à ce qu’ils veulent vraiment dire. En revanche, le fait de les soutenir en tant que personnes renforce leur confiance en eux, leur permet de résoudre des problèmes et leur donne une identité propre et saine.
14. Contrôle des dons
En récupérant les cadeaux pour exercer un contrôle, les enfants apprennent que la générosité est conditionnelle et que leurs biens ne leur appartiennent pas vraiment. Cela peut entraîner de la confusion, de l’insécurité et des problèmes de confiance dans les relations. Le respect du droit de propriété de l’enfant sur ses cadeaux favorise un sentiment de valeur et des limites saines.
15. Manque de respect de la vie privée
Cela peut également lui donner l’impression que vous ne lui faites pas confiance ou qu’il n’est pas en sécurité à la maison. Pénétrer continuellement dans la vie privée d’un enfant sans raison valable ne fera que l’entraîner à être sournois et non honnête. Respectez la vie privée à moins qu’il n’y ait une bonne raison de ne pas le faire. Cela permettra d’instaurer la confiance, la responsabilité et une communication saine.
16. Taquineries
Se moquer des enfants à propos de leur apparence ou de leur personnalité va gravement nuire à leur estime de soi et à leur image corporelle. Les enfants prennent les choses au pied de la lettre et ne font pas la différence entre « plaisanter » et la réalité. Plutôt que de se sentir mal aimés, ils s’approprieront ce dicton qui résonnera en eux tout au long de leur vie d’adulte.
17. Doués
Les enfants doués ou géniaux sont souvent étiquetés à un très jeune âge, ce qui peut créer une forte pression pour qu’ils soient toujours au top. Lorsqu’ils ne répondent pas aux attentes, ils sont terrifiés à l’idée d’échouer, deviennent perfectionnistes et s’angoissent lorsqu’ils ont des difficultés. Les féliciter pour leurs efforts et leur croissance leur permettra d’apprendre à être résilients.
18. Être dur
Dire aux enfants d’être « durs » lorsqu’ils pleurent invalide leurs sentiments et leur apprend à réprimer leurs émotions plutôt qu’à les assimiler. Au fil du temps, cela peut les empêcher d’être vulnérables ou de demander de l’aide lorsqu’ils en ont besoin. Permettre aux enfants de pleurer et les réconforter renforce leur résilience émotionnelle et leur permet d’acquérir des compétences d’adaptation saines.
19. Parce que je l'ai dit
Lorsque nous mentons aux enfants ou que nous leur répondons « parce que je l’ai dit » au lieu de leur donner une explication honnête, nous érodons la confiance et encourageons l’incertitude quant aux règles et à la logique. Nous leur apprenons involontairement que les personnes en position d’autorité n’ont pas besoin de justifier leurs décisions et qu’ils n’ont pas besoin de remettre quoi que ce soit en question. Nous décourageons également leur curiosité et leur esprit critique.
20. Les angoisses de surpartage
Il vaut mieux que les soucis des adultes soient cachés aux enfants. En les partageant, on leur impose une charge injuste et on les pousse à s’inquiéter à leur tour. Cela brouille également la frontière entre le parent et l’enfant et donne à ce dernier l’impression qu’il doit régler les problèmes. Les protéger émotionnellement leur permet de se sentir en sécurité et les aide à se concentrer sur leur propre développement